Qu'ils viennent de sortir en salles ou qu'ils fassent partie de la légende, tous les films risquent un jour de passer à la moulinette de l'incorruptible critique de ce blog.

Disney profite du calme mois d’octobre pour ressortir toute une série de classiques en coffrets dvd. La plan commercial : faites vous-même votre choix de deux films parmi une liste à priori vaste. Mais le choix est en fait rapide.
Encore un coup marketing du géant Disney. Avec le coffret deux Dvd aux choix à prix réduits, la firme espère relancer les ventes de films soit trop connus, soit d’échecs cuisants et justifiés. Car si le choix semble conséquent, à y regarder de plus près, ça sent bon l’arnaque. Rox & Rouky II, Pocahontas II, Kusko II, Frère des Ours II, La fée Clochette, pas les meilleurs long-métrages du groupe américain. Et pas de signes de Merlin, Blanche Neige, le Roi Lion ni même d’Aladin. On pourrait encore user nos lecteurs à revoir Rox & Rouky, Robin des Bois ou Bernard et Bianca. Mais deux classiques se détachent du lot alliant forme et fond. L’occasion rêvée pour (re)découvrir Pocahontas et Les Aristochats.
La bonne sauvage
S’il n’est pas le plus raffiné techniquement, Pocahontas, libre adaptation de la vie d’une princesse indienne, mérite toujours une réelle attention. Tout simplement car c’est le dernier grand Disney classique. Après 1995, le niveau baisse. Certains adorent Mulan ou Hercule, mais aucune production estampillée Disney pur (j’exclue donc Pixar) n’a ravivée la flamme de la grandeur de Mickey et Cie dans l’univers de l’animation. Pocahontas est surtout la preuve que les américains arrivent à parler des exactions européens envers les indiens. Ils ont beau emballer ça dans du papier brillant pour enfant, cette histoire de déracinement et d’amour impossible s’avère fin. Les réalisateurs ne lésinent pas sur le respect de la nature, presque à l’instar d’un Miyasaki. Le dessin épuré permet une liberté créative d’un environnement exotique. Si Disney occulte la tragique fin de vie de la princesse indienne, ils insistent sur la valeur familiale. Ils osent aussi montrer que les WASP ne sont pas que des héros des temps modernes Ils sont aussi les bourreaux de peuples ancestraux.
Chats des villes, chats des champs
L’autre classique, complètement différent, est plus animalier. L’éveil de tout enfant européen a du se faire devant les Aristochats. Incontestablement l’un des trois meilleurs Disney. Encore aujourd’hui, on se délecte de la finesse des traits. Le Paris carte postale se conjugue dès lors avec une nostalgie issue de l’enfance. Si Ratatouille a rouvert la fibre clichée d’une France bourgeoise et tolérante, accompagnée d’une finesse culturelle enviée, les Aristochats furent précurseurs. Ces petits matous tout mignons qui découvrent l’horreur du dehors avec stupéfactions relèvent autant d’une métaphore de la société française que de la société américaine. D’un angle plus enfantin, cette histoire montre aussi aux plus jeunes que le monde existe en dehors de leur cocon familial.
Sorti en 1971, le plus jazzy des dessins animés n’a pas pris une ride. Mieux, il gagne en profondeur historique. Un émerveillement en musique qui, pour une fois, font plaisir à entendre. (Tout le monde veut devenir un cat !). Sans parler de la brochette de personnages secondaires soit guindés soit charmeurs affinant un peu plus une œuvre légère et endiablée.
Voilà un bon plan pour préparer les froides soirées d’hiver avec vos petites têtes blondes.
Autres films possibles pour le coffret : Rox & roucky, Rox et Roucky II, Pocahontas II-un nouveau monde, Chicken Little, La belle au bois dormant- édition collector, Bernard et Bianca, Robin des bois, La fée clochette, Le bossu de Notre-Dame, Dinosaure, Bernard et Bianca au pays des Kangourous, Tarzan, Tarzan II, Frère des Ours, Frère des Ours II, Kuzco, Kusco II, La planète au trésor.