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Qu'ils viennent de sortir en salles ou qu'ils fassent partie de la légende, tous les films risquent un jour de passer à la moulinette de l'incorruptible critique de ce blog.

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Gran Torino: la redemption d'Eastwood

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Retour devant la caméra pour Clint Eastwood pour nous livrer avec puissance une œuvre sur la rédemption et le rejet du communautarisme d'outre-Atlantique.

 

Nous avions laissé Clint Eastwood à ses petites histoires d'enlèvement d'enfants l'an dernier avec l'Echange. Quant à sa dernière apparition devant la caméra, elle remonte à l'excellent Million Dollar Baby. Le Eastwood version 2009 raconte la retraite peinarde de Walt Kowalski, retraité raciste de la guerre de Corée. Bien malgré lui, le vétéran se retrouve avec des voisins Hwongs (peuple vietnamien ayant combattu au coté des américains lors de la guerre du Vietnam), dont le jeune Thao. La vie de Walt se résume à tuer le temps, fusil toujours à portée de main, à laver sa Gran Torino 1972, voiture qu'il a vu naitre quand il travaillait chez Ford. Alors, Gran Torino, film beauf avec grosse cylindré et chasse aux « niaks », comme les surnomme le vieil homme?

 

Loin de là, bien entendu. La première bonne idée du film est de ne jamais faire rouler la Gran Torino, hormis à la fin, faisant ainsi de l'objet de fierté du retraité une sorte d'œuvre d'art intouchable. Alors, quand Thao tente de lui voler sa voiture, Walt explose de colère. Le personnage d'Eastwood est intéressant à plus d'un titre. Si ses sarcasmes ouvertement xénophobes font rire jaune le spectateur, c'est peut-être car ce dernier veut bien croire à l'irréalisme de comportements pourtant bien courants. Kowalski fustige de tous les noms les étrangers dès qu'une occasion se présente. Pourtant, l'acte de rédemption se construit au fur et à mesure du film, quand, petit à petit, Thao hérite du savoir de Walt, de ses biens, mais aussi de sa confiance. Son exorcisme est total puisqu'il se libère de ses erreurs de Corée dans une ultime confrontation forte en symbole.

 

Clint Eastwood se construit un antihéros total, allant volontairement vers une dérision de se qu'il fut à l'époque des Sergio Leone, ou du flic impeccable dans Un Monde Parfait. Ses plans sont toujours posés, prenant le temps de montrer les choses sans jamais tomber dans le mollasson. Au spectateur d'apprécier. Eastwood s'est écarté de la trame parfois complexe d'un Mystic River pour nous livrer une œuvre claire, presque convenue. C'est peut-être là toute la force de Gran Torino, pas besoin de faire original, tant la statue est peaufinée, tant sa volonté de rejeter cet élan réactionnaire en lui est une réussite.

  

Gran Torino, de et avec Clint Eastwood, Bee Vang, Ahney Her (U.S.A., 1h55, 2008)

La bande-annonce  de Gran Torino ci-dessous :

 

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V
Si tu es toujours intéressé par le Palmarès, je t'ai répondu sur le blog. Ne t'étonne pas si tu n'as plus de réponse ces prochains jours, je déménage et change de FAI. Alors à très bientôt parmi les contributeurs j'espère !
Répondre
A
<br /> ca marche je m'y mets dès cette aprem. A bientot<br /> <br /> <br />
V
Un film qui aurait pu être quelconque s'il ne s'agissait pas du dernier Eastwood : le poids de son oeuvre décuple l'intensité des situations.
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A
<br /> c'est presque réducteur quand j'y pense tant la consistance se suffit à elle même. mais il est vrai que c'est Eastwood derrière la caméra, et ça n'est pas anodin.<br /> <br /> <br />