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6 juillet 2011 3 06 /07 /juillet /2011 16:37

Tous ensemble

 

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Petit guide pratique de l'américain courageux en période de crise livré par un Tom Hanks complétement à la masse.

 

Parce que Tom Hanks est un gentil comédien, il se sent obligé de donner des leçons. On peut se demander si la distribution par le groupe M6 est due aux deux têtes d'affiches de Il n'est jamais trop tard. En effet, Tom Hanks et Julia Roberts, stars par excellence des années 1990, se retrouvent dans une histoire de reconstruction de soi, à l'image de ces  deux gloires en décrépitudes. En réalité, l'attrait de la « petite chaine qui monte » vient de l'approche du film. Quelque part entre D&co, Un dîner presque parfait et toutes ces inepties télévisuelles sur le coatching, ce long-métrage propose un portrait-robot du bon citoyen américain, modeste, débrouillard, pas très beau mais suffisamment séduisant.

 

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Parce que la crise est vraiment une salope, Larry Crowe, c'est-à-dire Tom Hanks au four et au moulin, se fait virer de son boulot, lui l'employé modèle souriant dans le labeur. C'est surtout une vision de l'américain moyen, pas assez cultivé mais avec un cœur gros comme ça. La preuve, son ancien collègue, trou de balle de premier ordre perd aussi son job et survit en livrant des pizzas. Pas rancunier Larry laisse un pourboire. « Chaque dollar compte » répète le film. Car les banques spolient cyniquement, enlèvent de l'espoir aux vrais gens qui luttent. Mais capitaine Hanks, ancien cuistot dans le NAVY (on a même droit au sermon pro-armée) va nous redonner l'envie de vivre.

 

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Parce que les jeunes sont loin d'être des tire-au-flanc, Crowe se voit remis en selle par une bande de fous de scooters. Les voir se contrefoutre du regard moqueur des motards est bien la seule bonne idée du film. Pour le reste, ce sont de faux esprits libres, aux casques bien propres et aux tatouages amicaux. Leurs poignées de main viriles ne font même pas croire à de pseudos mauvais garçons. Faut pas déconner, on parle de patriotes exemplaires. Tom Hanks décline la polyvalence de Forrest Gump à cet étudiant cinquantenaire, près à repartir de zéro : le bon américain qui prend des cours d'économie, révise malgré un petit boulot et reste gentleman avec les femmes. Son acte de jeunesse le plus virulent étant d'envoyer des sms en cours. Faussement dévergondé, Il n'est jamais trop tard illustre la ringardise de ses acteurs, dont Julia Roberts hérite des scènes les plus navrantes.

 

Parce que la vie est vraiment trop injuste.

 

 

Il n'est jamais trop tard, de Tom Hanks, avec lui-même, Julia Roberts, Gugu Mbatha-Raw (U.S.A., 1h39, 2011)

 

La bande-annonce de Il n'est jamais trop tard :

 


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4 juillet 2011 1 04 /07 /juillet /2011 02:00

Lettre ouverte

 

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Impossible de parler dans les règles de l'art d'Un Amour de Jeunesse, le nouveau Mia Hansen-Løve. Thérapie : écrire une lettre ouverte à Camille, personnage principal.

 

Chère Camille,

 

Le plus touchant dans l'amour pur, c'est cette part d'irrationalité. Celui de ne pas comprendre pourquoi on s'accroche plus à cette personne qu'à une autre, pourquoi malgré ses habitudes horripilantes l'absence de cet Être apparaît comme une longue agonie. L'hystérie de la séparation, le visage en larmes qui ne cesse de geindre, parfois même la tentative de suicide, autant de réactions épidermiques à mi-chemin entre la logique implacable et le manque de lucidité. Mourir par amour, est-ce une idée ça Camille ? Lorsque tu tentes d'en finir, on a tous compris que tu ne voulais pas disparaître, juste cesser de souffrir. Ton amour pour Sullivan, Mia Hansen-Løve l'a créé en reflet de sa vie. Pas besoin de lire des interviews pour le deviner, ça se voit dans l'intensité qu'elle met à te filmer. Tu es sublime Camille, ou plutôt devrais-je dire Lola Créton.

 

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Ta fraicheur des 18 ans est incroyable. Plus fort encore : ta manière si naturelle de te mettre dans la peau de cette même Camille huit ans plus tard. Tu fais penser à la petite sirène, celle qui s'évertue à trouver sa place entre océan et terre. Ça n'est pas pour rien si le film t'embarque au Danemark, là même où tu penses admirer ton nouveau prince charmant, où tes pas prennent racines sur une base plus solide. Preuve que tu te cherches, tu changes de coupe de cheveux, tu émascules tes belles pointes ondulées pour un profil à la garçonne plus mature. Je ne sais pas si tu as vu les précédents films de Mia, mais elle traitait de littérature dans Tout est pardonné et de cinéma dans Le père de mes enfants. Mais toi, ma chère Camille, tu touches au sublime : l'architecture. De la pénombre nait la lueur apprends-tu à juste titre. Regarder Un Amour de Jeunesse procure une sensation de renaissance. Celui de revivre sa propre expérience, quand la fin du monde n'aurait pu entacher les sentiments.

 

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Rien de programmatique n'arrive dans ta vie, rien de fortuit ou d'artificiel ne se passe. Ces presque deux heures en ta compagnie échoient sur la lumière, celle où la vie avance sans que les blessures ne se referment. Tu apprends la vie Camille, c'est le vieux con (pourtant jeune) qui te le dit. Mais ce que tu nous apportes toi est infiniment plus précieux. Tu nous réapprends à ressentir sans concession. Pour être franc, je ne comprends pas ce que tu trouves à ce Sullivan ; son regard ne me va pas, il ne respire pas la sincérité dans son phrasé. Il l'est sûrement pourtant. Quand il part en Amérique du Sud, il ne songe pas à t'abandonner mais à lui aussi s'ériger en homme libre. Il ne peut choisir entre la passion dévorante de ton corps -bien mis en valeur- et le plaisir de filer à des milliers de kilomètres parcourir les grands espaces.

 

Toi aussi tu t'échappes Camille. Dans ton monde d'architecture, dans un nouvel amour, tu enterres ta souffrance dévorante, tu fais ressortir la nôtre. Lorsque tu t'allonges dans l'herbe ou que tu fais la féline sur un banc, en plus de la candeur érotique qui s'en dégage, on ressent un don total. Sullivan sera l'homme qui te connaitra le plus parfaitement. Ce que tu vis est à la fois commun à tous et incroyablement unique. La pureté laisse place à des barrières protectrices. D'ailleurs, je ne sais pas si tu le sais, mais à un moment, tes deux amants se croisent au hasard des rues de Paris. Enfin, ni l'un ni l'autre ne se doutent de se qui se trame.

 

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A vrai dire Camille, tu n'es pas un personnage de cinéma. Tu incarnes dans une fiction une réalité bien tangible. Celui d'une vie par fragments, très à la mode cette année (Tomboy, The tree of Life, The Scene of Suburbs) où la jeunesse refait surface par flashs plus ou moins étirés. J'espère que ta mère se remet bien de son divorce, elle n'avait pas l'air plus perturbée que cela. Ne lui en veut pas de cette réaction d'adulte qui te demande « quand est-ce que tu feras enfin le deuil de cet amour », les grands refoulent parfois la puissance destructrice de l'amour. Après cette aventure partagée, j'ai l'impression qu'on se connait bien, non ? Tu t'offres entièrement à notre regard, comme lorsque tu échanges ton premier baiser avec Lorenz, avec qui on te pensait déjà en couple. Puisque tu t'es livrée sans concession, à mon tour de te faire une confidence. En sortant du film, satisfait, je retourne dans le métro. Et là, comme un coup de massue, une envie de fondre en larme m'accable. Si les gens grisonnants m'entourant n'avaient pas court-circuités mon épanchement lacrymal, j'aurais certainement laissé éclater un sanglot. Je ne sais pas pourquoi, c'est inouï, et pas mon genre. Un amour de jeunesse termine pourtant de manière lumineuse, il y a de quoi se sentir léger à redécouvrir la fleur fraiche des passions adolescentes. Si jamais tu as une explication.

 

Amicalement,

 

A.M.

 

Un Amour de Jeunesse, de Mia Hansen-Løve, avec Lola Creton, Sebastian Urzendowsky, Magne Havard Brekke (Fra., 1h50, 2011)

 

Sortie le 6 juillet

 

La bande-annonce de Un amour de Jeunesse :

 

 

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3 juillet 2011 7 03 /07 /juillet /2011 00:09

Incesticide

 

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Sorte de règlement de compte familial, l'autobiographie de l'enfance d'Eva Ionesco ne sert qu'à montrer la pédopornographie et l'hystérie de la rébellion. Dans les alcôves de l'art regorge un fétichisme du beau irritant.

 

 

Isabelle Huppert dans un rôle de folle, en voilà une idée originale. C'est le pari fou que fait Eva Ionesco. Comme si personne n'avait utilisé la gouaille et les éclairs dans les yeux de l'actrice pour lui faire incarner une illuminée. Sauf que là, Huppert doit jouer le rôle de la propre mère de Ionesco. My Little Princess s'inspire en édulcoré de la véritable enfance de la réalisatrice. Elle servait de modèle à sa mère Irina Ionesco, renommée pour l'occasion Hanna. La gamine portera le nom de Violetta, prénom délicat aux effluves savoureux et un peu malsain. C'est parti pour le grand numéro de Mme Huppert, apparats de luxe sur le dos, manipulatrice d'enfants et d'appareil photo.

 

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Le film interroge sur la pédopornographie. Très bien mais fallait-il pour autant se complaire dans le voyeurisme de sa première partie ? La gamine devient une poupée vivante, maquillée, fringuée de porte-jarretelles le tout sous couvert d'art. Par un travail du son techniquement irréprochable, Ionesco insiste sur le fétichisme et l'érotisme de ces scènes. Le son surmixé de l'appareil photo répond aux gémissements orgasmiques d'Hanna. Les bruits de vêtements zippés, enlevés, frottant sur le sol complètent le tableau. L'aspect le plus intéressant du film vient de la recréation d'un atelier d'art comme antre de la folie. Seulement, la mise en scène ne s'épargne rien et laisse trop voir les postures de la jeune actrice. « Écarte plus les cuisses » lui demande sa mère. Gênant. Si la petite (et prometteuse) Anamaria Vartolomei déclara prendre tout cela pour un jeu, ne peut-on pas -sans passer pour le puritain de base- voir dans le résultat une forme de connivence de cette pornographie ?

 

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Sous couvert de raconter son histoire, Eva Ionesco doit-elle étirer ses scènes de shooting ? La petite Violetta se prend pour une femme et on aurait aimé voir un peu plus la manière dont les élèves de l'école la marginalise. My Little Princess n'épouse pas le regard de la victime mais se pose en entité froide. A vouloir éviter le psychologisme, le film tombe dans l'hystérie la plus totale. L'affrontement entre la mère et la fille devient dès lors interminable. On comprend que le mal est trop profond pour que ça s'arrange. Il faut néanmoins y voir un effritement long de cinquante minutes avant d'arriver à une conclusion évidente. Les effets dramatiques sont tous appuyés par une accumulation de travellings avants, d'inserts explicatifs, d'une BO assourdissante et d'une amplification sonore. La force autobiographique du récit a coincé la réalisatrice dans un carcan scénaristique qu'elle cherche à compenser par le décorum et les cris. My Little Princess ne parvient pas à dépasser le règlement de compte mais porte en lui les stigmates d'une crucifixion de la jeunesse volée.

 

My Little Princess, d'Eva Ionesco, avec Isabelle Huppert, Anamaria Vartolomei, Georgetta Leahu (Fra., 1h50, 2011)

 

La bande-annonce de My Little Princess :

 


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1 juillet 2011 5 01 /07 /juillet /2011 14:13

Pestiférés

 

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Injustement non distribué en salle, la quête médiévale d'un moine et de guerriers apporte une réponse brutale à la recherche de la paix intérieure.

 

Lors de l'un des premiers plans, pendant que le narrateur s'accable du fléau de la peste comme punition divine, la caméra de Christopher Smith suit un rat dans un cachot. Petite malice éloquente qui offre de suite le recul nécessaire à la panique engendrée par l'endémie. La peste bubonique, grand mal de l'Europe notamment au XIVème siècle vint par les rats de bateaux. Le regard de spectateur contemporain pourrait alors moquer ces culs-bénis pétris dans leurs croyances. L'acte initial de Smith permet de ne pas se fourvoyer. Il cherche à explorer la force de la foi médiévale. En dépit de la prétendue irrationalité des actes d'époque, on constate avec Black Death que les gens ne faisaient que réagir au mieux. Tels des scientifiques en armes, une troupe de guerriers part dans un village épargné par la peste. Soupçons d'hérésie et croyance des enfers incarnés donnent un aspect gothique plus proche des images d'Épinal que des livres d'histoire.

 

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Néanmoins, cette aventure apparait comme une recherche de la vérité. Pourquoi des gens échappent à la mort ? La nécromancie suspecte explique t-elle cela ? En faisant d'un jeune moine pêcheur (il aime une femme), Osmund, le héros du film, Black Death interroge la vigueur de la foi. La folie qui le conduit à cette mission lui sert de quête sainte. Les combattants qui l'entourent sont des croisés de l'évêque. Loin de l'idée que tous sont des bigots, ils agissent en hommes rationnels. Ils n'hésitent pas à sacrifier un des leurs touché par la maladie. La lutte entre protagonistes n'est rien comparée aux combats intérieurs de chacun. Smith ne développe pas assez tous les personnages, faits de certains de simples mercenaires au regard sombre. Reste que Sean Bean, désormais spécialiste des joutes d'épée, assure par son charisme un argument de taille.

 

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Il resonne comme la voix d'un christianisme indéfectible mais humain. Son visage renvoie aux tourments de Boromir (Le Seigneur des anneaux) ou Ned Stark (Games of Thrones), héros imparfaits et donc très incarnés. On regrettera la trame trop linéaire du film, comme si la quête vers la paix intérieure n'empruntait qu'une seul chemin, embusqué, où les Hommes défient frontalement leurs angoisses. Heureusement, Smith contrebalance ça par une beauté étourdissante. Il filme les pénombres et les brumes dans une volonté d'enfermer cette Angleterre dans la violence. Si un combat central contre des bandits pâtit de mouvements de caméras parfois trop fouillis, la vigueur des batailles apporte une forme de jouissance. Un peu à la manière des éclairs gore du Guerrier Silencieux -toute proportions gardées- le déchainement de cruauté extériorise tout un tas de non-dits. Voir un tel film sortir directement en dvd/blu ray alors qu'il surpasse nombre de films en salle a de quoi faire pester.

 

Black Death, de Christopher Smith, avec Sean Bean, Eddie Redmayne, Carice Van Houten (G.-B., 1h37, 2011)

 

Dvd et bluray disponiblent chez Seven Sept

 

La bande-annonce de Black Death :

 


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29 juin 2011 3 29 /06 /juin /2011 12:00

Les innombrables jours du reste de sa vie

 

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Dans la catégorie mauvaise comédie qui sort des frontières italiennes, La Prima Cosa Bella s'impose comme un des favoris de l'année. Une chronique familiale assommante.

 

On entend pas mal de bêtises sur le cinéma italien. D'aucuns regrettent la GRAAAANDE (insister plus que de raison avec le geste du bras) époque des comédies des années 60 quand les autres hurlent au renouveau dès qu'un film de la péninsule nous parvient. Dans les deux cas, l'imparable comparaison revient. Alors qu'il suffirait de rester dans le présent pour voir que même s'il est en crise, le 7e art en Italie sort quelques pépites (Scola, Moretti, Bellochio). La Prima Cosa Bella se présente comme tel, prix à gogos des Donatello autour du cou. Rien de tel, puisqu'on ne fait que se coltiner une comédie sans sommet et sans but.

 

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Le réalisateur Paolo Virzi offre une chronique maternelle sur une trentaine d'années. Anna, mère sexy et pas futée, élève ses marmots sous le joug d'un père chaotique. Miss de pacotille en 1971, malade incurable en 2009. Sous le regard mi-vachard, mi-tendre de ses deux enfants, elle vit joyeusement ses dernières semaines. Le film ressemble à un mélange entre Les Petits Mouchoirs et Le premier jour du reste de ta vie, soit deux chroniques assommantes où la vie serait vachement moins triste avec ses proches. La logorrhée de la mère ne fait que rendre cette histoire fatigante. Le parcours mouvementé de ces enfants, trimballés dans des villas de riches lubriques ou enlevés par leur père, ne provoque aucune compassion ou amusement. Les va-et-vient passé/présent ne font que souligner les traits.

 

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Le film ne se double d'aucun discours un peu malin, par exemple une moquerie politique, ou féministe. Non rien. On se réfugie dans les ritournelles kitchs de pop italiennes pour s'amuser un peu comme un touriste endormi. Si une scène de mariage, très belle dans son principe, avait pu être mieux filmée, on aurait pu verser sa larme. Or, La Prima Cosa Bella se complait dans le déballage de sentiments et de situations écrites tout à fait superficielles. Il faut se coltiner deux heures d'une comédie laide et jamais drôle pour enfin voir là où le cinéaste veut en venir : le portrait d'une vie heureuse. La première fois qu'on ressort d'une réunion de famille italienne sans avoir bien mangé.

 

La Prima Cosa Bella, de Paolo Virzi, avec Micaela Ramazzotti, Stefania Sandrelli, Valério Mastandrea (It., 1h51, 2011)

 

La bande-annonce de La Prima Cosa Bella :

 

 

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28 juin 2011 2 28 /06 /juin /2011 21:20

Le Far west comme un calvaire

 

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Sous son format 1:33 et ses belles images, le quatrième film de Reichardt explore le quotidien étriqué d'aventuriers normaux. Intéressant mais trop théorique.

 

Kelly Reichardt évacue la grandiloquence des hommes de la construction américaine. La plupart de ces gens étaient des rêveurs, près à fonder une utopie sur les bases de la prospérité. Besogneux et un peu fou, ils traversaient rivières, monts et étendues désertiques vers un eldorado pas toujours à la hauteur. Le Western s'évertue à chroniquer le façonnement d'une nation, d'un peuple et de valeurs. La Dernière piste, western fait par une femme (n'est-ce pas la première fois ?) ne prend que le décor et le contexte du genre pour ériger tout autre chose. Reichardt (Old Joy, Wendy & Lucy) resserre l'intrigue sur un petit groupe d'individus. Pas des Clint Eastwood donc puisque son but est de montrer l'entêtement du commun des mortels pour arriver à bon port. La Dernière piste se contente de trois charrettes, comprenez trois familles, en route vers l'horizon.

 

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Il n'est pas question d'enchainer les ellipses artificielles façon Les chemins de la liberté. Le film ne cherche pas à montrer l'immensité du parcours mais plus de détruire toute spatialisation. La faute au guide, Meek, sorte de Davy Crockett que l'on dirait sorti d'une série Z. Les colons vont au bout d'eux-mêmes, bien que l'espoir s'amenuise. Leur but premier : trouver de l'eau sous peine d'y rester. John Ford, avec Le convois des braves, explorait déjà cette fougue aussi humaine que titanesque. Il avait aussi pour lui le talent de construire des personnages. Il manque à La dernière Piste du sentiment. L'usure ne se sent que par les longs plans fixes, certes très beaux. Le bruit de la mécanique agrémente le souffle du vent. Les pas lancinants des aventuriers accompagnent l'étendue sans fin de ce désert. On repense à Gerry, bien plus apte à envouter dans le même registre.

 

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La conquête de l'Ouest comme combat quotidien, voilà la belle idée du long-métrage. Réparer une roue, faire descendre des chariots d'une colline, organiser le tour de garde, autant de tâches qui n'ont rien à voir avec l'héroïsme patriotique. Les grands espaces ne sont jamais glorifiés, pris au piège du format 1:33. Un artifice à moitié convaincant tant cela sent l'hommage à plein nez. Sur le fond, on aurait aimé ressentir plus la soif et la fatigue qui accablent les malheureux. Malgré la chaleur, l'impression de papier glacé anesthésie la force de l'épopée. Le mythe de l'Ouest n'a rien de rabaissé, il est juste illustré mollement. Si l'on excepte un indien tout à fait fascinant, aucun personnage n'a vraiment de fond. Michelle Williams manque de vigueur pour ce rôle de femme forte.

 

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Son visage colle pourtant parfaitement. Elle s'évertue à charger un fusil, à maintenir le regard. Ses gestes correspondent bien avec l'indien. De cette interaction, le film n'explore que la béatitude d'un groupe qui subit les évènements. Que l'on ne sache pas d'où ces gens viennent, pourquoi pas. Il n'est pas interdit de les illustrer sous leur angle plus psychologique. Si l'on veut rendre tangible une histoire microscopique, il faut lui donner une portée symbolique plus forte. Mais comme en témoigne son final d'une affolante flemmardise, La dernière piste se contente d'ouvrir les yeux, sans donner corps. Un film curieux pas dénué de qualités autant à la recherche d'eau que de charme.

 

La dernière piste, de Kelly Reichart, avec Michelle Williams, Paul Dano, Bruce Greenwood (U.S.A., 1h44, 2011)

 

La bande-annonce de La dernière piste :

 

 

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27 juin 2011 1 27 /06 /juin /2011 00:01

Enfantillages

 

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Comme si deux épisodes n'avaient pas suffit, le maitre du mauvais cinéma à grand spectacle ressert un troisième long-métrage fastidieux des robots-combattants.

 

Peut-être que le blocage vient du principe même : voir de grands enfants jouer comme s'ils avaient 6 ans a quelque chose de ridicule. Avec la saga Transformers, on assiste aux enfantillages d'un réalisateur friqué qui met en scène des robots géants qui se battent. Summum du rêve de petit garçon, ces machines se déguisent en véhicules. Aux commandes, le désormais célèbre Michael Bay, alter-égo de Roland Emmerich dans le foutraque et la réalisation avec les pieds. Pour Transformers 3, James Cameron a eu la bonne idée de lui suggérer de le tourner en 3D. Non pas que le résultat soit grandiose, loin sans faut. Seulement, Bay s'oblige à aérer ses cadres. Lui qui a toujours confondu dynamisme et mouvement illisible fait de Transformers 3 son film le plus lisible de tous.

 

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Il fallait bien ça pour éviter le mal de tête au bout des 2h30 du périple dans lequel Shia Labeouf ne fait toujours pas ses preuves. Le pauvre petit chou a beau sauver le monde deux fois, il n'a pas de job. Par contre, il a une jolie pépé dans son lit. Exit Megan Fox, bonjour l'ancien mannequin de Victoria's Secret Rosie Huntington-Whiteley. Sa première apparition à l'écran donne le ton : ses fesses en mouvement lancinant. Jamais avare d'humour beauf, Bay s'en donne à cœur joie. Un rôle de potiche que remplit sans trop de mal la jeune actrice. De toute façon, quitte à trouver du divertissement, il faut faire avec apparemment.

 

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Il faut aussi supporter une première heure longue à mettre tout en place. Pourtant, l'intro sur la lune montre une certaine classe. Elle rejoue les premiers pas de l'Homme sur fond d'exploration d'un vaisseau étrange. Le film s'amuse à justifier la course spatiale sur fond de menace extra-terrestre. Il faut prendre son mal en patience pour découvrir l'ampleur des dégâts, jusqu'à une destruction quasi-totale de Chicago plutôt bien foutu. L'esbroufe technologique comme faux écran à la vacuité générale, tel est le leitmotiv de Michael Bay. Alors quand il essaie de nous émouvoir sur les risques que courent les Autobots, rien ne se passe. L'humanisation de ces grosses machines semble peine perdue. Il aurait mieux fait de développer quelques rôles secondaires pourtant alléchants.

 

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John Malkovich se voit attribué un personnage comique qui disparaît trop vite, Frances McDormand, si fantastique chez les frères Coen, n'apporte pas grand chose, et que dire de Patrick 'Dr Mamour' Dempsey, ridicule. Un Tranformers ne serait pas vraiment complet sans ses incohérences et la confusion relative des mouvements. Car le génie de Bay est là : arriver à rendre incompréhensible des actions toutes bêtes. Quant à cet espèce de fétichisme du ralenti, il appuie juste les effets spéciaux. En lieu et place d'un divertissement, Transformers 3 montre juste ses atouts plastiques. Autant dire qu'il ne sert à rien.

 

Transformers 3 de Michael Bay, avec Shia Labeouf, Rosie Huntington-Whiteley, Patrick Dempsey

 

Sortie le 29 juin

 

La bande-annonce de Transformers 3 :

 

 

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26 juin 2011 7 26 /06 /juin /2011 18:33

Vers un nouvel horizon de mettre en scène

 

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Narration inédite où l'on ne démêle plus le vrai du faux dans un jeu de rôles entre Cavalier et Lindon. Plus instructif qu'un hebdomadaire politique, plus créatif que la plupart des films sortis cette année. Magistral.

 

Il sera beaucoup question de frontières dans Pater. Dans une convivialité toute chabrolienne, Alain Cavalier invite Vincent Lindon à partager quelques mets raffinés. Puis s'engage un jeu de rôles surprenant : Cavalier sera Président de la République pendant que son hôte jouera le Premier ministre. Ensemble, ils concoctent un simulacre de programme, porté par une réforme phare. Ils souhaitent fixer un salaire maximum. Une idée pas si farfelue puisque plusieurs partis politiques réels le propose. Un jeu fictif pense t-on, digne d'un échange du dimanche avec la famille. Mais que peut-on qualifier de fictif ? Cavalier reste le même, Lindon aussi. C'est d'autant plus saisissant chez le célèbre comédien qu'il retrouve par instants ses tics de visages absents dès lors qu'il incarne un personnage.

 

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Le duo croit-il a sa supercherie ? On est en droit de le penser. Pater met un point d'honneur à gommer les apparats de la mise en scène. A vrai dire, on a jamais vu ça. Tour à tour, les hommes se filment, varient à leur gré les discussions sur l'économie ou la bouffe. On les suit dans un essayage de cravates. Est-ce Cavalier comédien, Cavalier président ou Cavalier réalisateur qui admire la garde-robe de son acteur ? Chaque scène, chaque intention offre à voir des trésors de créativités. La frontière entre le fictif et le réel franchi un cap. Quelqu'un qui ne choperait qu'une scène au vol croirait à un documentaire. A bien y regarder, le film crée des situations hautement artificielles : le saccage d'une voiture, un conseil des ministres, une course présidentielle. Et puis, il y a des passages plus réalistes que n'importe quel reportage de JT : une visite dans une boulangerie, une discussion de comptoir, un homme qui se mire avec une cicatrice.

 

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« J'ai l'impression que je peux vraiment être premier ministre si je suis bien entouré [...], explique Lindon. Si je me rase tous les matins, que je mets un costume et une cravate. J'ai 51 ans, qu'est-ce qui m'en empêche : rien. ». C'est à cet instant que le spectateur ne peut plus discerner le vrai du faux. Sarkozy lui-même avait déclaré « l'important, ça n'est pas le réel mais le paraître ». Pater ouvre les portes de la politique en le recréant en tant que microcosme. Le film respire l'amour pour le peuple, il ne le blâme jamais, même quand il lui fait (ferait ?) affront. Tel un loup assoiffé, le monstre bicéphale de l'État se déchire sur le fond. Mais il renoue un profond respect dès que le vin et la nourriture réapparaissent. Tout le contraste du film vient de ce paradoxe : deux hommes aussi modestes que gourmands. Les délices goutés font échos à la soif de pouvoir. « Il y a des fois, le matin devant la glace, je crois vraiment que je suis le président, c'est ridicule » avoue Cavalier dans une ultime confrontation.

 

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Le filiation induite par le titre montre que la politique est autant une affaire d'héritage que de calculs politiciens. Le respect mutuel devient amour et les petites rancœurs dépassent presque les rôles. Lindon imite Cavalier, sa douceur de voix, ses gestes de la main quand ce dernier n'hésite pas outrepasser son poste de cadreur pour infiltrer chaque parcelle du film. Par la désorientation, Pater sublime les règles habituelles du cinéma, que ce soit dans la mise en scène, le jeu d'acteur ou le traitement des thèmes. Vraiment faux ou faussement vrai, Lindon y répond par une sentence parfaite : « si c'est un film, c'est que c'est vrai ».

 

Pater, d'Alain Cavalier, avec lui-même, Vincent Lindon, Bernard Bureau (Fra., 1h45, 2011)

 

La bande-annonce de Pater :

 


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25 juin 2011 6 25 /06 /juin /2011 18:51

Pour le meilleur et surtout pour le pire

 

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La guerre des sexes n'a pas cessé. Pour contrer l'afflux de comédies de mecs entre eux, voici la comédie de femmes entres elles. Rendez-nous Mary à tout prix !

 

Affiche rose, traduction merdique (passer de Bridesmaids à Mes meilleures amies, il fallait le faire), enrobage à la Sex & the City, le cauchemar va commencer. A la vogue des comédies 100% mec bien relous, porté par Very Bad Trip, succède le contrepoids féminin. Après tout pourquoi pas. Sauf qu'on est en droit de s'agacer du fossé sexué accru. Les grands films des Farrelly ou de Judd Apatow avaient l'intelligence remarquable de doser finement les grossièretés pour tous. Leurs capacités à englober cela dans un moule social complexe rendait leurs films décapants, universels et pas si moralisateurs qu'on nous l'a fait croire. Pour Mes meilleures amies, il n'est pas vraiment question des abrutissements de Sex & the city, mais plutôt de la panique d'avant-mariage.

 

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La rivalité entre l'amie d'enfance (Kristen Wiig) et la pote nunuche depuis quelques mois (Rose Byrne, partout en ce moment) n'en est que plus belle. Au milieu, la future mariée, Maya Rudolph (Away we go) ne sait plus où donner de la tête. Rien à voir avec une aventure de bande, malheureusement, puisque Mes Meilleures Amies se focalise sur l'amie d'enfance, Annie. Le film mise sur le capital sympathie pour insérer un peu de bons sentiments bien dégoulinants, au paroxysme écœurant dans sa dernière demi-heure. La méchanceté gratuite de quelques gags parvient néanmoins à faire mouche : un voyage en avion turbulent, un essayage de robes catastrophiques et quelques autres détails du quotidien. La meilleure scène va même jusqu'à une gêne non dissimulée devant un duel au micro du « qui sera la meilleure meilleure amie ».

 

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Le coup du personnage pas très à l'aise avec une bande de poufs superficielles et hystériques aurait pu marcher. Sauf que les scénaristes choisissent le consensus de l'acceptation d'être comme on est et surtout de ne pas se laisser aller. Attendre deux heures avant d'assister à un mariage effroyable de laideur pour finalement s'en accommoder, magnifique programme. Kristen Wiig se démène comme une diablesse pour offrir un peu de folie. L'écriture des dialogues révèle alors d'incroyables inégalités. Si l'héroïne et la pas très subtile Megan récoltent quelques répliques de choc, le reste du casting se voit lyophilisé de sa substance par leur rôle précis à tenir. Cette comédie aura du mal à dépasser son statut de « film pour filles » tant les hommes ne sont que des faire-valoir. La preuve on ne voit presque pas le marié.

 

Mes meilleures amies, de Paul Feig, avec Kisten Wiig, Maya Rudolph, Ellie Kemper (U.S.A., 2h05, 2011)

 

Sortie le 11 août

 

La bande-annonce de Mes meilleures amies :

 


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Published by alexandre mathis - dans sortie en 2011
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23 juin 2011 4 23 /06 /juin /2011 16:35

Plus monstrueux que le monstre

 

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Film somme des abominations coréennes, le duel vengeur d'un flic et d'un violeur tourne à la boucherie. La beauté interroge sur la place du spectateur contraint intelligemment à assister aux abominations.

 

On l'a souvent dit ici même, le cas coréen a de quoi poser des interrogations. Depuis une petite décennie, les principaux films nous parvenant de là-bas traitent souvent de meurtres, de pétage de plomb ou de sanglantes vengeances ; le tout était enrobé d'une défiance constante à l'égard des autorités. Un cinéma souvent très bien filmé, à la beauté lyrique étouffante. Parmi les grands films : Memories of Murder, Old Boy, The Chaser ou l'Ile. Une situation qui amène à penser que le traumatisme de la division Nord/Sud est bien plus prégnante qu'on ne le pense. Et voilà que débarque J'ai rencontré le Diable, du très bon Kim Jee-woon (Le bon, la brute et le cinglé, A Bittersweet Life). Une limite est atteinte ici. Nous étions habitué au sang, aux orgies vengeresses mais souvent une forme de second degré désarmait la tension. J'ai rencontré le Diable va plus loin.

 

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Ce qui pourrait apparaître comme gratuit, immonde et totalement immoral cache en fait une volonté de compiler toute la sauvagerie en 2h22. Le duel entre un violeur/meurtrier de femmes et un flic fou de rage pose les bases d'un questionnement sur le point de vue. Les conventions volent en éclats devant la fureur de deux taureaux monstrueux. Le violeur, joué par le trop rare Choi Min-sik (sidérant dans Old Boy) aurait pu être la cible monotone d'une haine sans vergogne. Psychopathe avéré, il va pourtant partager sa sauvagerie avec Soo-Hyun le supposé héros de l'histoire. Guidé par la culpabilité de ne pas avoir protégé celle qu'il aime, il se lance dans une poursuite infernale. Son but n'est pas de tuer mais de faire souffrir. Un rôle assez uniforme pour ne pas dire lisse. Le déluge de violence empêche une vraie empathie, d'autant que rien ne nous est caché. Comme si la réaction populiste pour la loi du talion nous était balancée en pleine figure.

 

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Kim Jee-woon questionne ainsi sur la compassion et sur les pulsions vengeresses. En cumulant toute la testostérone, se sent-on mieux ? Pas du tout. Sa mise en scène va même jusqu'à inverser sporadiquement la place du héros. Lors de l'attaque nocturne d'une maison, le criminel acculé subit les assauts du flic. C'est filmé comme une prise d'otage, ou un film d'horreur où la gentille famille est aux prises avec les méchants. Le réalisateur n'a que faire du manichéisme des humains, il n'illustre que leurs côtés sauvages et perfides. La preuve avec son scénario banal, trop long d'ailleurs. J'ai rencontré le Diable pousse à l'épuisement. En refusant de tuer le diable incarné, Soo-Hyun s'enferme dans un cercle vicieux. Subir cela a quelque chose de passionnant. Que faire de la beauté subtile du moindre plan ? Peut-on rendre le meurtre beau ? Si tout était crade, il y aurait une sorte de symbiose entre la forme et le fond. L'aspect joli crée du coup une forme de filtre. Le film, truffé d'autres personnes abjectes, explore encore plus loin la maladie profonde d'une Corée du Sud définitivement passionnante.

 

J'ai rencontré le Diable, de Kim Jee-Won, avec Choi Min-Sik, Lee Byung-Hun, Oh San-Ha (Cor., 2h22, 2011)

 

Sortie le 6 juillet

 

La bande-annonce de J'ai rencontré le Diable :

 

 

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