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    <title><![CDATA[Critiques cinémas d'hier et d'aujourd'hui]]></title>
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    <description>Qu'ils viennent de sortir en salles ou qu'ils fassent partie de la légende, tous les films risquent un jour de passer à la moulinette de l'incorruptible critique de ce blog.</description>

        <language>fr</language>
    
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        <title><![CDATA[Critiques cinémas d'hier et d'aujourd'hui]]></title>
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    <pubDate>Sun, 22 Jan 2012 13:26:17 +0100</pubDate>    <lastBuildDate>Sun, 22 Jan 2012 13:26:17 +0100</lastBuildDate>    <generator>Over-blog.com RSS 2.0 Engine</generator>    <copyright>Copyright 2012 plan-c.over-blog.com</copyright>            <category>Cinéma / TV</category>    <docs>http://www.rssboard.org/rss-specification/</docs>                        
      <item>
        <title><![CDATA[Au revoir et merci]]></title>
        <link>http://plan-c.over-blog.com/article-au-revoir-et-merci-87941414.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    <img src="http://idata.over-blog.com/2/80/11/49/photos-films/article-l-homme-sans-age-2.jpg" class="CtreTexte" alt="article l'homme sans age 2" height="332" width="498">
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    <span style="color: #ffffff; font-size: 8pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Je ne suis pas très doué pour les discours d'adieu.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    <span style="color: #ffffff; font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif;">2 ans, 7 mois et 1 jour. Il fallait que cela cesse. Je ne voulais surtout pas laisser mourir ce blog d'une
    agonie lente. <em>Plan-c</em> s'arrête. Il restera encore accessible quelques semaines mais plus rien n'y sera publié. Soit un total 554 articles, dont 438 critiques de films. Un endroit de libre
    expression où, je le promets, j'ai toujours été sincère. Mais voilà, ce blog n'arrive plus à évoluer. Ce lieu m’étrique, me gratte comme un pull usé. Il devient trop lourd, trop futile fasse à
    l'invasion de plate-formes du même genre. Je ne réponds presque plus à mes commentaires, je ne vais plus en laisser chez les autres (désolé <a href=
    "http://www.surlarouteducinema.com/">Pascale</a>, bisous).</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    <span style="color: #ffffff; font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif;">L'idée d'un contenu alternatif par les blogs me paraît à bout de souffle. Trop d'entre-eux uniformisent
    leurs approches, sans toujours parvenir à de la qualité. Et je ne m'exclus pas complétement de ce reproche. Le maelström de la nouveauté à tout prix m'a un peu usé. Devoir écrire pour écrire,
    enchainer les avis sans s'être suffisement demandé si l'on a vraiment quelque chose à dire. Certains empilent les news comme des perles ni point de vue, écrivent sans recul et débitent des
    idioties. Trop d'amateurs limitent leur envie de donner un avis à «&nbsp;c'est bien&nbsp;», «&nbsp;c'est nul&nbsp;», «&nbsp;c'est chiant&nbsp;». J'ai toujours pensé qu'il fallait aller plus loin.
    Sans prétention, juste essayer d'être pointilleux. J'ai eu la chance d'avoir quelques formations par des journalistes, ils ont dû m'inculquer ça. Trouve-t-on meilleures lectures que
    <em>Trafic</em>, <em>Positif</em>, <em>Les Cahiers du cinéma</em> et quelques autres&nbsp;? Mieux vaut fouiner. Je ne vais pas faire la liste mais sachez que vous êtes quelques-uns à vraiment
    apporter une belle pierre à l'édifice ; malheureusement noyés sous la masse. Oui, je sais je râle.&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    <span style="color: #ffffff; font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Simplement, sans rancœur aucune, ni snobisme, je ne me sens plus de cette course. Je veux (et vais)
    continuer à écrire. Pas ici, pas sur ce fond noir, pas sous ce nom de domaine, pas seul, pas à gérer au quotidien une interface que je déteste chaque jour un peu plus. L'idée de <em>Plan-c</em>
    était de parler du cinéma d'hier de temps à autres. Je n'y suis pas complètement arrivé, broyé par mon envie de vous tenir au courant des derniers films. Désormais, j'ai envie d'une équipe
    étoffée, d'un projet plus ambitieux. Je ne me satisfait plus du «&nbsp;oh tu as ton blog, cool&nbsp;».</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    <span style="color: #ffffff; font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Je compte en tirer deux avantages. Déjà, me libérer du temps pour vraiment me mettre à faire du cinéma. Les
    gens qui me connaissent savent que c'est mon objectif. Le temps imparti à écrire sur des œuvres oubliables servira aux scénarios, aux tournages, à réussir dans ce pari fou qui consiste à devenir
    réalisateur. C'est bien parce que je suis le seul à y croire que je vais vous prouver que je peux le faire. L'autre avantage, c'est que je vais mieux écrire. De l'analyse fouillée, des dossiers,
    peut-être des chroniques sur des livres de cinéma ou de la musique, faire de la radio, que sais-je&nbsp;? Trotte aussi une envie d'émission vidéo, rien de concret. Que les trois du fond qui
    s'inquiètent se rassurent, je n'arrête pas. Je vais chercher des médias qui veulent bien de moi. Des piges, des projets qui m'attirent. J'annonce à ce titre que je rejoins l'équipe de
    <em><a href="http://www.playlistsociety.fr/">Playlist Society</a></em>. J'aime leur ton, l'idée d'expérimenter dans l'écriture, de se lancer sans complexe pour faire de beaux textes. Le projet
    d'aujourd'hui et de demain convient à mes aspirations. Et la team a l'air chouette.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    <span style="color: #ffffff; font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif;">De ces plus de deux ans, j'en tire plus qu'une expérience. J'ai découvert un univers, que j'apprivoise
    petit à petit, un envers du décor dont les paillettes ne sont pas ce que je préfère. Et puis, des lectures passionnantes malgré mon côté grincheux plus haut. Je ne vais pas me mettre à citer
    pleins de monde car je sais que je vais en oublier des tas (après, ils vont se vexer, ça va m'attirer des ennuis, tout ça). Mais je ne peux pas ne pas remercier Ed pour son excellent <a href=
    "http://panoptique.hautetfort.com/"><em>Panoptique</em></a> et Vance pour son <em><a href=
    "http://www.ecran-miroir.fr/article-palmares-interblogs-des-sorties-cinema-d-octobre-2011-87650995-comments.html#comment91465019">Palmarès Interblog</a></em>. Parmi les plus belles rencontres, il
    y a des gens qui sont devenus des amis&nbsp;: notamment <a href="http://www.cloneweb.net/tintin/lemission-16-super-les-marches-du-pouvoir-tintin/">Jean-Victor</a>, au soir d'une soirée débauche à
    l’Étrange festival en 2010 et Thomas (que je vais retrouver à Playlist) et sa famille que j'embrasse. Une bise aussi aux amis <a href="http://www.kaboomemission.com/emission.php">kaboomeurs</a>
    (dont toi <a href="http://lepasseurcritique.blogspot.com/">Cyrille</a>), j'espère être toujours bienvenu chez vous. Et puis comment ne pas remercier mille fois <a href=
    "http://www.filmosphere.com/">Nicolas</a>&nbsp;! On nous a surnommé les Zemmour et Naulleau, ou les Dupondt tant on est inséparable et aimons partager notre passion. Je finirai par tous ceux qui
    me connaissent d'avant, mes amis de fac, d'enfance, qui me suivent.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    <span style="color: #ffffff; font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif;">A vous et aux autres, je vous aime, sincèrement.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    <span style="color: #ffffff; font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif;">A très vite et continuez d'aller au cinéma.</span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Fri, 04 Nov 2011 17:30:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">e43e9dfd9f7dc6ba40d594ac8dcace44</guid>
                <category>la vie du blog</category>        <comments>http://plan-c.over-blog.com/article-au-revoir-et-merci-87941414-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Critique : Les géants de Bouli Lanners]]></title>
        <link>http://plan-c.over-blog.com/article-critique-les-geants-de-bouli-lanners-87722658.html</link>        <description><![CDATA[<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: center;">
    <span style="font-size: 14pt; font-family: trebuchet ms,geneva; color: #ffffff;">Conte drôle et élégiaque</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: center;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    <a class="nopopup" onclick="return !window.open(this);" href="http://idata.over-blog.com/2/80/11/49/affiche-3/affiche-les-geants.jpg"><img src=
    "http://img.over-blog.com/117x157/2/80/11/49/affiche-3/affiche-les-geants.jpg" class="GcheTexte" alt="affiche-les-geants.jpg" height="157" width="117"></a><img alt=
    "http://nicolasfurno.com/files/planc/40.png" src="http://nicolasfurno.com/files/planc/40.png">
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: trebuchet ms,geneva; color: #ffffff;">Trois garçons perdus dans un monde hostile se réfugient dans les grands espaces de la nature pour démarrer une
    nouvelle vie. Fraîcheur de l'enfance et drôlerie mélancolique, la nouvelle pépite de Bouli Lanners.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #ffffff;">Le goût du marginal a toujours érigé le cinéma de Bouli Lanners à un statut à part dans le paysage
    cinématographique. Bien qu'affilié à Kaurismaki ou à ses potes Kervern/ Delépine, le belge joue du basculement du réalisme glauque à la légèreté de l'instant. Ses films débordent de vie. Le
    succès d'<em>Eldorado</em> en attestait. <em>Les géants</em> vient creuser le sillon. Bercés par l'abandon, les personnages de Bouli Lanners puisent leur force de vivre dans le sourire et
    l'innocence. Film de vacance (au sens littéral) où la chaleur familiale disparaît, <em>Les géants</em> conforte sur la grandeur d'âme de personnes pas si élevées vers les cimes. Conte social
    magnifique, le film raconte comment Zak et Seth, frères dont la mère ne donne plus de nouvelle, tentent de s'en sortir. Le troisième larron de l'épopée se nomme Dany, gamin tout aussi mis à
    l'écart. Son frère brutal ne lui veut pas que du bien. Tel les trois petits cochons, ils se décident alors de faire bouger les lignes en dépit d'un méchant loup.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    <a class="nopopup" onclick="return !window.open(this);" href="http://idata.over-blog.com/2/80/11/49/photos-films/image-blog-7/article-les-geants.jpg"><img src=
    "http://img.over-blog.com/500x313/2/80/11/49/photos-films/image-blog-7/article-les-geants.jpg" class="CtreTexte" alt="article-les-geants.jpg" height="313" width="500"></a>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #ffffff;">Peu à peu, ces enfants comprennent la cruauté adulte. Leur fuite dans la nature rappelle aussi bien
    <em>Délivrance</em>, <em>Au milieu coule une rivière</em> que <em>La nuit du chasseur</em>. Quand on demande à Bouli Lanners pourquoi les grands espaces étaient aussi importants pour cette
    histoire, il répond logiquement&nbsp;: «&nbsp;ça ne marchait pas en ville. Déjà car trop de déterminants sociaux entraient en compte. Les voisins se seraient posé des questions par exemple. Et
    j'avais besoin de cette abstraction de la nature dont je me sens très proche&nbsp;». Contraste saisissant de voir l'entre-deux âges de ces gamins toujours en mouvement avec le regard élégiaque
    d'un cinéaste serein, amoureux de la nature. Cela donne des images splendides comme rarement on en voit en Europe. Pour savoir ce qu'il y a au-delà de la rivière, Zak, Seth et Dany doivent
    s'élever au dessus des adultes, devenir des «&nbsp;Géants&nbsp;».</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    <a class="nopopup" onclick="return !window.open(this);" href="http://idata.over-blog.com/2/80/11/49/photos-films/image-blog-7/article-les-geants-2.jpg"><img src=
    "http://img.over-blog.com/500x270/2/80/11/49/photos-films/image-blog-7/article-les-geants-2.jpg" class="CtreTexte" alt="article-les-geants-2.jpg" height="270" width="500"></a>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #ffffff;">Il leur faut d'abord se cloîtrer&nbsp;; dans une cabane, dans la maison familiale. Puis avaler le bitume,
    en voiture ou à pied. Et si ces gosses y arrivent, c'est parce qu'ils sont pleins de vie. Le naturel des acteurs est prodigieux. Le réalisateur belge les dirige avec talent mais nul doute qu'il
    faille saluer la crédibilité de -citons les- Zacharie Chasseriaud, Martin Nissen et Paul Bartel. Le langage est vrai, souvent à tomber de rire. Dans une alternance de situations qui prennent du
    temps pour se mettre en place et de jeux elliptiques pour illustrer cette fureur de vivre, <em>Les géants</em> croque le présent en prévoyant le futur. Le gros mot n'est plus vulgaire, il aborde
    plutôt la dureté du conte avec courage. Quand au coin d'un feu, ils se balancent des grossièretés en s'amusant, ils oublient la pluie qui s'abat sur eux. La fuite dans la nature comme exutoire
    travaille le non-dit. «&nbsp;L'inverse d'un téléfilm, ajoute Lanners. Pour moi, [ce format] tue l'imaginaire et la création car tout doit être dit et répété&nbsp;». Au surlignage,
    l'acteur-réalisateur préfère l'évocation par la musique folk, la touche chabrolienne, les silences gênés et l'absurdité des situations typique du cinéma belge.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    <a class="nopopup" onclick="return !window.open(this);" href="http://idata.over-blog.com/2/80/11/49/photos-films/image-blog-7/article-les-geants-3.jpg"><img src=
    "http://img.over-blog.com/500x270/2/80/11/49/photos-films/image-blog-7/article-les-geants-3.jpg" class="CtreTexte" alt="article-les-geants-3.jpg" height="270" width="500"></a>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #ffffff;">Les enjeux dépeints ont pourtant de quoi bouleverser. «&nbsp;Le film touche les mamans, certaines me l'ont
    dit. Le déracinement familial remet en cause la parentalité. Alors non, ça n'est pas ma vie, j'ai eu une enfance très heureuse, mais comme ces mômes, je ressentais le besoin de me
    réfugier&nbsp;». Et quand la cabane s'effondre, c'est toute la solidité d'un groupe qui est ébranlée. L'abandon des adultes est tel que ces gamins pourraient en mourir. A ce moment, en dépit du
    ton toujours mutin, un léger frisson d'effroi traverse l'esprit. En cela, la comparaison avec <em>La Nuit du chasseur</em> n'est pas fortuite. La terreur des <em>Géants</em> n'est pas aussi
    imposante que Robert Mitchum. Néanmoins, la nécessité de fuir demeure aussi forte. Dans une scène hilarante, les trois garçons se font des teintures blondes. Au-delà du bordel qu'ils foutent, ils
    se parent de leur peau d'adulte, un peu comme le serpent mue. De ce changement découlera la prise de responsabilité, le besoin de tout effacer et de reprendre à zéro. Les dernières images qu'on
    ne dévoilera pas laissent libre cours aux esprits optimistes ou pessimistes.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 8pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #ffffff;"><em>Les géants</em> de Bouli Lanners, avec Zacharie Chasseriaud, Martin Nissen, Paul Bartel (Bel., Fra.,
    Lux, 1h25, 2011)</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #ffffff;"><strong>Sortie le 2 novembre</strong></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #ffffff;">La bande-annonce de <em>Les Géants</em>&nbsp;:</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal; text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #ffffff;">&nbsp;</span>
  </p>
  <div>
    <iframe src="http://www.youtube.com/embed/E9wdwtGrkDo" frameborder="0" height="315" width="560"></iframe>
  </div>
  <p>
    &nbsp;
  </p>]]></description>
        <pubDate>Tue, 01 Nov 2011 11:03:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">0dbeb23d87c54a17be3ddf98e373cbca</guid>
                <category>sortie en 2011</category>        <comments>http://plan-c.over-blog.com/article-critique-les-geants-de-bouli-lanners-87722658-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Critique : Elephant d'Alan Clarke (1988)]]></title>
        <link>http://plan-c.over-blog.com/article-critique-elephant-d-alan-clarke-1988-87673517.html</link>        <description><![CDATA[<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: center;">
    <span style="font-size: 14pt; font-family: trebuchet ms,geneva; color: #ffffff;">Couloir de la mort</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    <a class="nopopup" onclick="return !window.open(this);" href="http://idata.over-blog.com/2/80/11/49/affiche-3/affiche-elephant.jpg"><img src=
    "http://img.over-blog.com/110x157/2/80/11/49/affiche-3/affiche-elephant.jpg" class="GcheTexte" alt="affiche-elephant.jpg" height="157" width="110"></a><img alt=
    "http://nicolasfurno.com/files/planc/50.png" src="http://nicolasfurno.com/files/planc/50.png">
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: trebuchet ms,geneva; color: #ffffff;">En dix-huit séquences pour autant de mise à mort, Alan Clarke cadre un acte en théorie rare qui devient une sorte
    de geste banal dans le Belfast des années 80&nbsp;: le meurtre.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #ffffff;"><br></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #ffffff;">Au commencement, il y avait Alan Clarke. A Belfast, lieu de tensions religieuses et sociales,
    <em>Elephant</em> programme dix-huit homicides. Tous froidement exécutés. Dix-huit séquences, au schéma similaire, faites pour porter le coup de grâce à la bonne morale visuelle. Rien n'est
    épargné. Le sang coule et la vie n'a pas de valeur. Gus Van Sant y a bien puisé toute la force épidermique pour mettre en image la tuerie du lycée de Colombine. A savoir de longs plans, à
    l’inertie glaçante. La caméra souffre de voir ces corps patauds déambuler vers le trépas. Par dix-huit fois, la mise à mort trouve une horreur nouvelle. Afin de supprimer toute facette ludique à
    cette répétition de l'acte, Clarke crée de menues variations.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    <a class="nopopup" onclick="return !window.open(this);" href="http://idata.over-blog.com/2/80/11/49/photos-films/image-blog-7/article-elephant.jpg"><img src=
    "http://idata.over-blog.com/2/80/11/49/photos-films/image-blog-7/article-elephant.jpg" class="CtreTexte" alt="article-elephant.jpg" height="375" width="500"></a>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #ffffff;">Il commence toujours par un plan d'ensemble, duquel surgit le futur criminel. Sans un mot, il s'approche
    d'une victime invisible. Quand il peut, il arpente lui-même les couloirs et va chercher à accomplir sa mission. Au pire, il s'arrange pour que la victime lui ouvre la porte. Tous les meurtres se
    font à l'arme à feu, planquée dans la parka le plus gris du monde. On ne saura rien des motivations. Chaque victime se rend à peine compte qu'elle est piégée. Elle suffoque à peine qu'un second
    coup mortel lui est porté. Aucune chance de fuir, pas la peine d'espérer en échapper. Insert sur l'arme à feu, entité la plus vivante d'un film sans réel personnage (en tout cas, selon les
    définitions en vigueur). Seuls des hommes agissent, pas une seule femme. Puis retour au décor initial, inchangé. Comme si l'éclair funeste était déjà oublié. Là, le bourreau repart, plus ou moins
    calmement. Pour boire une bière ou continuer son combat. Nous n'en saurons rien.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #ffffff;">Un dernier insert sur le corps sans vie attise l'attention. C'est la seule ellipse spatiale permise. L'âme
    a quitté l'enveloppe charnelle, la caméra peut aussi se permettre d'être éthérée. L'occasion de constater les dégâts. Effroi garanti. Sans musique, ni parole ou presque, <em>Elephant</em> épure
    au maximum pour mieux faire ressentir la décharge. Ce qui émeut, c'est le potentiel de vie qui s'en échappe. Un gymnase vide, une allée de promenade au soleil levant, un terrain de foot, tous ces
    endroits se dédouanent en quelque sorte de la sauvagerie. Une impression de répétition se fait alors sentir. N'a t-on pas déjà vu de ce couloir, n'est-ce pas le même pub, le même assassin&nbsp;?
    De l'impression de cercle vicieux découle le mal être le plus profond. La mise à mort ne change rien, mais elle semble indispensable.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    <a class="nopopup" onclick="return !window.open(this);" href="http://idata.over-blog.com/2/80/11/49/photos-films/image-blog-7/article-elephant-2.jpg"><img src=
    "http://img.over-blog.com/500x381/2/80/11/49/photos-films/image-blog-7/article-elephant-2.jpg" class="CtreTexte" alt="article-elephant-2.jpg" height="381" width="500"></a>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #ffffff;">Deux variations attirent tout de même l'attention. L'une sur un terrain de foot, ou plutôt un champ de
    patates. Un cynisme éclot quand on voit l'homme armé taper la balle avec sa future victime. Ce sont aussi les seules paroles proférées. Le jeune garçon voit sa mort. Il ne la conteste pas
    simplement en fuyant, il prend à parti ses camarades malheureusement impuissants. La fin est-elle donc inéluctable&nbsp;? Clarke le conteste à ce moment précis. Le second moment un peu différent
    sert de conclusion. Dans un très long plan hypnotique de deux hommes en marche, rien ne laisse prédire l'ultime variation. Les places de bourreaux et victime se brouillent. Une façon de garder
    intact le côté imprévisible. Le choc n'en est que plus grand.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 8pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #ffffff;"><em>Elephant</em>, d'Alan Clarke (G.-B., 38min, 1988)</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #ffffff;">Coffret Alan Clarke 3 dvd de Potemkine et Agnes B. disponible. Sur le même dvd qu'<em>Elephant</em>,
    retrouvez aussi <em>The Firm</em>.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #ffffff;"><img src="http://img.over-blog.com/226x300/2/80/11/49/photos-films/image-blog-7/coffret-alan-clarke.jpg"
    class="CtreTexte" alt="coffret alan clarke" height="300" width="226"><br></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Mon, 31 Oct 2011 17:10:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">eb029d0663132b452d45827afe290b5a</guid>
                <category>les années 1980-1989</category>        <comments>http://plan-c.over-blog.com/article-critique-elephant-d-alan-clarke-1988-87673517-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Critique : Made in Britain d'Alan Clarke]]></title>
        <link>http://plan-c.over-blog.com/article-critique-made-in-britain-d-alan-clarke-87497889.html</link>        <description><![CDATA[<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: center;">
    <span style="font-size: 14pt; font-family: trebuchet ms,geneva; color: #ffffff;">This is England</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    <a class="nopopup" onclick="return !window.open(this);" href="http://idata.over-blog.com/2/80/11/49/affiche-3/affiche-made-in-britain.jpg"><img src=
    "http://img.over-blog.com/109x157/2/80/11/49/affiche-3/affiche-made-in-britain.jpg" class="GcheTexte" alt="affiche-made-in-britain.jpg" height="157" width="109"></a><img alt=
    "http://nicolasfurno.com/files/planc/35.png" src="http://nicolasfurno.com/files/planc/35.png">
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: trebuchet ms,geneva; color: #ffffff;">Le parcours destructeur d'un jeune skinhead dans l'Angleterre des années 1980 met en évidence les difficultés de
    réinsertion sociale.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #ffffff;">De l'esprit punk surgit la fureur la plus impalpable pour quiconque ne voudrait y voir autre chose que du
    désordre. Alan Clarke le met en image. Les années 80 destructrice de Tatcher servent de toile de fond. Tim Roth pour ses débuts au cinéma arbore fièrement sa croix gammée sur le front. L'excuse
    raciale ne change finalement que peu de choses. <em>Made In Britain</em> n'est pas le portrait d'un néo-nazi mais celui d'un jeune perdu comme des milliers d'autres. La transgression est la seule
    raison de vivre de Trevor. Condamné à aller dans un centre pour jeunes délinquants, il va consciemment choisir de ne pas rentrer dans les clous. Le sourire narquois de Trevor provoque autant
    qu'il le conforte dans sa posture de petite frappe.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    <a class="nopopup" onclick="return !window.open(this);" href="http://idata.over-blog.com/2/80/11/49/photos-films/image-blog-7/article-made-in-britain.jpg"><img src=
    "http://img.over-blog.com/500x373/2/80/11/49/photos-films/image-blog-7/article-made-in-britain.jpg" class="CtreTexte" alt="article-made-in-britain.jpg" height="373" width="500"></a>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #ffffff;">Clarke montre la façon dont la réinsertion sociale est un écran de fumée. Jamais le fond du problème n'est
    attaqué. Lors d'une scène de morale des autorités, Trevor n'a que faire des démonstrations théoriques d'un des tuteurs. Il n'y a que Harry Parker, seul personnage à l'incarnation sociale (on voit
    sa famille), qui cherche vraiment à satisfaire l'humain. Clarke montre le jeune homme non pas comme un monstre, mais comme un être désorienté. Les perspectives d'emploi sont quasi nulles. Il se
    venge en chipant les annonces et en détruisant la vitrine de l'ANPE. L'habit du skinhead ne fait pas le citoyen. Il affiche simplement un signe distinctif pour exister. Son comportement est
    faussement raciste. Bien qu'il parle de «&nbsp;négros&nbsp;» ou de «&nbsp;youpin&nbsp;», Trevor ne développe pas de discours sur une race supérieure. Il tente mollement de se réclamer «&nbsp;plus
    anglais&nbsp;» que les autres&nbsp;; plus une provocation qu'un réel engagement politique.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #ffffff;">La violence des mots est plus subtile que <em><a href=
    "http://www.plan-c.fr/article-critique-scum-de-alan-clarke-1979-87318677.html">Scum</a></em>. Son choc, moins brutal, montre bien la gangrène invisible de la Grande-Bretagne de l'époque. Celle
    d'une crise sociale où tout est gris. Les bonnes paroles en préfabriqués se moulent à la conformité architecturale de ces villes de prolétaires. Héros nihiliste jusqu'au bout, Trevor préfère
    s'abandonner à l'anarchie la plus crétine que de s'adapter à un monde qui ne veut pas de lui. Sauf quand il arrive en prison. Là, sa confiance va être ébranlée à coups de matraque. Les
    «&nbsp;borstal&nbsp;» n'existent plus mais la réprimande la plus sommaire agit encore. Moins manichéen dans sa démonstration que <em>Scum</em>, <em>Made in Britain</em> marque moins les esprits.
    Pourtant, il ajoute un pan passionnant à la vision désabusée du regretté cinéaste.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 8pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #ffffff;"><em>Made in Britain</em>, d'Alan Clarke, avec Tim Roth, Bill Stewart, Terry Richard (G.-B., 1h12,
    1982)</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #ffffff;">Coffret Alan Clarke 3 dvd de Potemkine et Agnes B. disponible.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #ffffff;"><img src="http://idata.over-blog.com/2/80/11/49/photos-films/image-blog-7/coffret-alan-clarke.jpg" class=
    "CtreTexte" alt="coffret alan clarke" height="288" width="218"><br></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Sat, 29 Oct 2011 11:54:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">9932be3b6b7fb94b36ea87dd8118e831</guid>
                <category>les années 1980-1989</category>        <comments>http://plan-c.over-blog.com/article-critique-made-in-britain-d-alan-clarke-87497889-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Critique : Les aventures de Tintin : le Secret de la Licorne de Steven Spielberg]]></title>
        <link>http://plan-c.over-blog.com/article-critique-les-aventures-de-tintin-le-secret-de-la-licorne-de-steven-spielberg-87469054.html</link>        <description><![CDATA[<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: center;">
    <span style="font-size: 14pt; font-family: trebuchet ms,geneva; color: #ffffff;">D'Hergé à Spielberg... en passant par Blake Edwards</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    <a class="nopopup" onclick="return !window.open(this);" href="http://idata.over-blog.com/2/80/11/49/affiche-3/affiche-tintin.jpg"><img src=
    "http://img.over-blog.com/117x157/2/80/11/49/affiche-3/affiche-tintin.jpg" class="GcheTexte" alt="affiche-tintin.jpg" height="157" width="117"></a><img alt=
    "http://nicolasfurno.com/files/planc/40.png" src="http://nicolasfurno.com/files/planc/40.png">
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: trebuchet ms,geneva; color: #ffffff;">En faisant du burlesque le moteur central de son film d'aventure, Spielberg trouve le processus juste pour adapter
    <em>Tintin</em>, figure iconique absolue. La performance capture transcende le récit au-delà des cases de la BD.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #ffffff;">Le défi le plus essentiel de l'adaptation de <em>Tintin</em> sur grand écran portait sur l'émancipation du
    matériau originelle. Habituellement ici même, on prône la non-comparaison d'une œuvre littéraire à son support filmique. L'écrit n'est pas l'image et la grammaire diffère totalement. Le problème
    devient épineux dès qu'il s'agit de BD, voire d'iconographie religieuse. Les images sont déjà préconçues. La vision d'un Jésus sur les vitraux ou d'un Largo Winch sur une planche de dessin inhale
    l'imaginaire et transmet plutôt un faisceau d'informations. Il est toujours possible de passer outre l'image, de choisir la période de représentation que l'on préfère. Passolini avait sa vision
    de l'évangile comme Burton avait la sienne de <span style="font-style: normal;">Batman</span>. Le problème devient encore plus retord dès qu'il s'agit d'une icône populaire. Abandonnons le champ
    du religieux et restons sur quelques grandes figures francophones. Comment mettre à l'écran Brassens ou Popeye, comment illustrer les contes de Perrault. Sfar s'était lancé le pari de mettre sa
    vision de Gainsbourg au cinéma. Quoi qu'on pense du film, l'approche était la bonne puisque occultant l'image commune du chanteur pour ne garder que ses souvenirs en tant que Sfar, fan de.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    <a class="nopopup" onclick="return !window.open(this);" href="http://idata.over-blog.com/2/80/11/49/photos-films/image-blog-7/article-tintin.jpg"><img src=
    "http://img.over-blog.com/500x281/2/80/11/49/photos-films/image-blog-7/article-tintin.jpg" class="CtreTexte" alt="article-tintin.jpg" height="281" width="500"></a>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #ffffff;">Revenons à nos moutons et constatons que Spielberg a encore poussé le principe plus loin. Au lieu de
    beugler sur ce choix d'un réalisateur d'Holywood qui dénaturerait la bande-dessinée, rappelons-nous les tentatives calamiteuses d'adaptations francophones. Tout le monde sait maintenant qu'Hergé
    ne voulait que le réalisateur d'<em>Indiana Jones</em> pour adapter le héros à la houppette sur grand écran. Un choix qui va au-delà de la simple coquetterie de prendre un mec doué. Spielberg est
    américain, là-bas, «&nbsp;Tinetine&nbsp;» bénéficie d'un amour moindre. Son statut de citoyen de l'oncle Sam lui confère une sorte de recul salvateur. Il est le cinéaste de l'entertainment comme
    Tintin est le héros familial. Un lien qui les unit jusque sur l'écran. Spielberg se confond avec le reporter, il est cette entité pétrie par la curiosité. Cette caractéristique a toujours façonné
    son cinéma, de <em>Rencontre du 3e type</em> jusqu’à <em>Jurassic Park</em>. Comment ne pas se pencher sur Tintin, journaliste de profession, dont on ne voit jamais ses articles mais qui mène
    l'enquête par la soif de vérité&nbsp;? Le travail de passerelle y est formidable. Dans un générique qui a tout à voir avec <em>La panthère rose</em> (cela a son importance, nous allons y
    revenir), les dessins et la musique jazzy de John Williams créent un corridor temporel et psychique entre l’œuvre d'Hergé et celle de Spielberg.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    <a class="nopopup" onclick="return !window.open(this);" href="http://idata.over-blog.com/2/80/11/49/photos-films/image-blog-7/article-tintin-2.jpg"><img src=
    "http://img.over-blog.com/500x278/2/80/11/49/photos-films/image-blog-7/article-tintin-2.jpg" class="CtreTexte" alt="article-tintin-2.jpg" height="278" width="500"></a>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #ffffff;">Pour mieux se détacher des cases dessinées, l'idée de génie consiste à contextualiser le personnage même de
    Tintin à travers son passé glorieux. La première scène montre un croqueur de portrait s'occuper du jeune héros. Alors que l'on a pas encore découvert le visage remodelé par les nouvelles
    technologies, le résultat du petit artisan nous apparaît en contrepoint. C'est un portrait en mode Hergé (et pour cause, c'est lui qui dessine). Le miroir de Jamie Bell (interprète du héros)
    n'est autre que le souvenir universel de la vraie figure du reporter. Avec ce jeu de miroir déformant, Spielberg accroche tout de suite. Il pose en cinq minutes toute son intrigue et caractérise
    ses personnages avec une subtilité que l'on avait pas vu chez lui depuis <em>Minority Report</em>. Encore quelques affiches graphiques époque Hergé, quelques tableaux rappelant ses exploits et
    <em>Tintin</em> version 2011 peut vraiment prendre ses aises. Le prétendu manque de charisme du personnage est estompé par des plans en vue subjective, comme pour se fondre universellement au
    spectateur. De là peut alors commencer le grand ballet burlesque.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    <a class="nopopup" onclick="return !window.open(this);" href="http://idata.over-blog.com/2/80/11/49/photos-films/image-blog-7/article-tintin-3.jpg"><img src=
    "http://img.over-blog.com/500x281/2/80/11/49/photos-films/image-blog-7/article-tintin-3.jpg" class="CtreTexte" alt="article-tintin-3.jpg" height="281" width="500"></a>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #ffffff;"><strong>Boire et déboires</strong></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #ffffff;">A l'instar d'un Blake Edward survolté, les envolées dramatiques trouvent un réceptacle par le pan du
    comique. L'aventure elle-même se fond dans la drôlerie. Ainsi, quand Haddock meurt de soif dans le désert, ses visions au départ amusantes font ressortir les souvenirs de son illustre ancêtre.
    L'alcoolisme du capitaine, clé de voûte du film, rappelle là encore le grand Blake. Les affres de l’ivresse dynamisent le rythme mais aggravent aussi la figure d'Haddock. Cet alcool est tellement
    un moteur de l'intrigue qu'il permet de redémarrer un moteur d'avion par un rot improbable. L'humour poussé va faire de Milou une sorte de second héros. Il agissait souvent comme tel chez Hergé
    (il récupère le spectre d'Ottokar) sauf que là, il sert de prolongement physique à Tintin. Les Dupontd ont aussi droit à leur minute de gloire quand ils pourchassent un pickpocket jusqu'à chez
    lui. Le travail des dialogues est poussé à l'extrême mais au service de l'aventure. De chacun des éléments comiques naît l'épique.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    <a class="nopopup" onclick="return !window.open(this);" href="http://idata.over-blog.com/2/80/11/49/photos-films/image-blog-7/article-tintin-4.jpg"><img src=
    "http://img.over-blog.com/500x281/2/80/11/49/photos-films/image-blog-7/article-tintin-4.jpg" class="CtreTexte" alt="article-tintin-4.jpg" height="281" width="500"></a>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #ffffff;">Si l'on excepte un combat final avec grues ridicule, Spielberg a minutieusement étudié le seuil de
    saturation du plausible. La résistance extrême de ses figures de fiction permet de garder quelque chose de surréaliste fidèle à l'esprit d'Hergé. Cela offre deux sommets qui feront date. D'abord,
    le fameux souvenir d'Haddock de son ancêtre en plein combat contre les pirates. Jamais une séquence d'un des quatre <em>Pirates des caraïbes</em> n'effleure la grandiloquence de ce segment. C'est
    à la fois brillant formellement et fort sur ce que cela dit de l'honneur. L'effet d'ébriété du capitaine coïncide avec le caractère désinhibé de la mise en scène. Plus tard, une course-poursuite
    en side-car sert d'apothéose au film. Dans un long-shot de plus de cinq minutes, l'étalage technique (un peu m'as-tu vu, il faut l'avouer) démontre l’intérêt de la performance capture. Les
    barrières physiques s'estompent tout en gardant un prisme réaliste des mouvements humains. A ce propos, la technologie, jusque là très perfectible, a fait un vrai saut en avant. Hormis Castafiore
    et quelques petits rôles, les rendus graphiques sont tous convaincants.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    <a class="nopopup" onclick="return !window.open(this);" href="http://idata.over-blog.com/2/80/11/49/photos-films/image-blog-7/article-tintin-5.jpg"><img src=
    "http://img.over-blog.com/500x280/2/80/11/49/photos-films/image-blog-7/article-tintin-5.jpg" class="CtreTexte" alt="article-tintin-5.jpg" height="280" width="500"></a>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #ffffff;">Et quand bien même les effets numériques renvoient trop à leur condition de fausseté (type jeu vidéo),
    Spielberg désamorce par de l'humour. Ainsi, la fin de la grande course poursuite voit un tank déplacer une devanture d’hôtel. Son caractère loufoque évoque l'absurdité de l'éléphant dans<em>The
    Party</em>. On ne tique pas non plus sur Haddock avec un Bazooka car c'est un pur gag de burlesque. Les filiations évidentes avec<em>Indiana Jones</em> sont moins flatteuses. Elles révèlent
    quelques faiblesses de scénario. Le bricolage entre les albums ne fonctionne pas entièrement et la figure tutélaire d'Harisson Ford pèse comme l'orage gronde au dessus du désert. Il manque aussi
    quelques émotions douces (tendresse, tristesse ) pour vraiment emporter l’adhésion. Encore que, dans un final fort symbolique, Haddock renoue avec la fierté ancestrale pendant que Tintin fouille
    encore, modelé par sa curiosité naturelle. Un bel instant, échappé d'une case qu'on avait raté.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #ffffff;">La capacité à rebondir de Tintin est commune à celle de Spielberg. Ce dernier conçoit la performance
    capture comme un dépassement de ce qui limitait la BD. A savoir qu'il n'y a plus de case, plus de bulle, plus de page à tourner. Les traits blancs entre les images laissent place à une fluidité
    où le regard se miroite dans les juxtapositions de points de vue. Tintin ne s'est jamais senti obligé de se grimer outre mesure pour se fondre aux populations locales. Il ne fait qu'apporter son
    regard neuf et curieux. Steven 'Tintin' Spielberg est pareil. Il apporte juste sa fraîcheur de grand enfant d'Hollywood sans dénaturer l'esprit si cher au cœur de millions de fans parfois
    psycho-rigides.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 8pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #ffffff;"><em>Les aventures de Tintin&nbsp;: le secret de la Licorne,</em> de Steven Spielberg, avec Jamie Bell, Andie
    Serkis, Daniel Craig (U.S.A., N.-Z., 1h47, 2011)</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #ffffff;">La bande-annonce de <em>Tintin&nbsp;: le secret de la licorne</em>&nbsp;:</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #ffffff;">&nbsp;</span>
  </p>
  <div>
    <iframe src="http://www.youtube.com/embed/_1nDugEScCk" frameborder="0" height="315" width="560"></iframe>
  </div>
  <p>
    &nbsp;
  </p>]]></description>
        <pubDate>Fri, 28 Oct 2011 21:20:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">830d8a4b09cd9c75c93c6645cfd08c51</guid>
                <category>sortie en 2011</category>        <comments>http://plan-c.over-blog.com/article-critique-les-aventures-de-tintin-le-secret-de-la-licorne-de-steven-spielberg-87469054-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Critique : Scum de Alan Clarke (1979)]]></title>
        <link>http://plan-c.over-blog.com/article-critique-scum-de-alan-clarke-1979-87318677.html</link>        <description><![CDATA[<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: center;">
    <span style="font-family: trebuchet ms,geneva; font-size: 14pt; color: #ffffff;">L'enfer carcéral des mineurs</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    <a class="nopopup" onclick="return !window.open(this);" href="http://idata.over-blog.com/2/80/11/49/affiche-3/affiche-scum.jpg"><img src=
    "http://img.over-blog.com/107x157/2/80/11/49/affiche-3/affiche-scum.jpg" class="GcheTexte" alt="affiche-scum.jpg" height="157" width="107"></a><img alt=
    "http://nicolasfurno.com/files/planc/45.png" src="http://nicolasfurno.com/files/planc/45.png">
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    <span style="font-family: trebuchet ms,geneva; font-size: 12pt; color: #ffffff;">A l'occasion de la sortie d'un coffret Alan Clarke, chronique de <em>Scum</em>, film coup de poing sur les prisons
    pour mineurs. Un monument du cinéma trop méconnu et paradoxalement mythique.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt; color: #ffffff;">La sensation des premiers instants de <em>Scum</em> sonne comme une évidence. Pas de générique, gros plan
    sur un jeune homme désabusé dans un fourgon. Il sera enfermé. Angoisse. Une ouverture qu'utilisera d'ailleurs Audiard trente ans plus tard pour <em>un Prophète</em>. Sauf que là, pas de
    contre-champ sur un espace de liberté perdue, la mine patibulaire de Carlin n'est rien en comparaison de ce qui l'attend. Et ce qui l'attend, c'est l'univers carcéral au nom adoucit en
    «&nbsp;bortsal&nbsp;». Des centres de détention pour mineur dont les conditions de survie furent mise au grand jour par ce film. Le scandale de ces images fut tel que la BBC refusa la diffusion
    et que le choc contribua à faire abolir ces prisons en 1982. Un film engagé donc mais avec intelligence. Avec Carlin arrivent Angel et Davis. Trois visages encore innocents malgré leurs
    condamnations. Le bortsal symbolisait le pan le plus répressif et inhumain de l'Angleterre de Tatcher -alors tout juste arrivée au rang de Premier Ministre.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    <a class="nopopup" onclick="return !window.open(this);" href="http://idata.over-blog.com/2/80/11/49/photos-films/image-blog-7/article-scum.jpg"><img src=
    "http://img.over-blog.com/500x400/2/80/11/49/photos-films/image-blog-7/article-scum.jpg" class="CtreTexte" alt="article-scum.jpg" height="400" width="500"></a>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt; color: #ffffff;">Le principe de <em>Scum</em> est d'utiliser la prison comme un microcosme. La procédé de mini-Etat
    fascisant fait penser au déroulement de <em>Vol au dessus d'un nid de coucou</em>, où l'injustice totale se doublait d'une indignation épidermique. Cet enfermement, c'est le Chili en proie aux
    soulèvements populaires, c'est Jack Nicholson réclamant le match de base-ball. Alan Clarke fait monter la tension par cette indignation même qui crée les drames. Le choc est rude. Les
    humiliations du quotidien vont crescendos. Les matons laissent faire les petites frappes. Une micro-société s'organise où l'honneur dicte la conduite. Le système devient pervers dans sa manière
    de berner les pauvres gamins. Les caïds tendent des pièges, humilient, frappes, violent. Puis les matons réprimandent les souffre-douleur, feignent jouer la justice. Ainsi, la victime prend une
    double-peine, puisque punie par le gouverneur. Ces prisons créent des caïds pire que dans la nature. Le mal rode en se muant à travers ce qui ne devraient être que des enfants.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt; color: #ffffff;">Le parti pris de la mise en scène se traduit dans sa manière de montrer les comportements dictatoriaux des
    dirigeants. L'ordre y règne jusqu'à l’écœurement. Les adultes encadrent les mômes pendant leur condamnation devant le gouverneur. Les séances d'inquisitions qui n'ont rien à voir avec un
    plaidoyer. Aucune chance de s'en sortir sans journée de placard ou sans privation de privilège. Tout fait penser aux pires prisons pour adultes, dépeintes mille fois au cinéma. Sauf que là, il
    s'agit bien de mineurs à qui ont fait croire qu'il sont éduqués ainsi. Le bonheur n'a pas sa place. Archer, personnage spiritualiste, sorte de sage issu des mythologies orientales, se fait
    réprimander parce qu'il peint «&nbsp;I'm Happy&nbsp;» sur un mur. La peinture devient tag. La lueur optimiste devient délinquance. Dans ce point de vue sans concession, Clarke voit le
    redressement judiciaire comme l'incarnation de la mort de l'équilibre social.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    <a class="nopopup" onclick="return !window.open(this);" href="http://idata.over-blog.com/2/80/11/49/photos-films/image-blog-7/article-scum-2.jpg"><img src=
    "http://img.over-blog.com/500x281/2/80/11/49/photos-films/image-blog-7/article-scum-2.jpg" class="CtreTexte" alt="article-scum-2.jpg" height="281" width="500"></a>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt; color: #ffffff;">Tout est froid. La seule couleur rouge présente se limite au sang, abondant. Les visages tuméfiés épousent
    de leur violet bleuté les murs beiges et décrépis des salles de détentes. Peu de lumière parvient à ouvrir l'espace. L'enfermement y devient même totalitaire quand <em>Scum</em> détourne
    l'imagerie soviétique. Alors que les détenus pellettent du charbon devant une baraque en briques rouges, Carlin, accoutré d'un bleu de travail, va régler ses comptes avec le chef noir d'un autre
    secteur. Le tabassage à coup de bâtons renvoie à l'iconographie des révoltes bolcheviques. L'abnégation dans l'effort fait penser à l'idéalisation du travailleur moralement exemplaire qu'aimait
    tant Staline. Dans l'Angleterre des années 70 comme chez les soviétiques, le bon citoyen doit se mouvoir en stakhanoviste. Ici, si possible dans les carcans de la morale religieuse. Avec ses
    mises au pas militaires, ses contres-plongées mortifères et ses visages plein de désespoir, <em>Scum</em> fait l'effet d'un électrochoc au final ahurissant. Les jeunes garçons subissent un diktat
    tel que même le sergent Artman de <em>Full Metal Jacket</em> ne peut rivaliser.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 8pt; color: #ffffff;"><em>Scum</em> de Alan Clarke, avec Ray Winstone, Mick Ford, Julian Firth (G.-B., 1h33, 1979)</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt; color: #ffffff;">Coffret Alan Clarke 3 dvd de Potemkine et Agnes B. disponible.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt; color: #ffffff;"><img src="http://idata.over-blog.com/2/80/11/49/photos-films/image-blog-7/coffret-alan-clarke.jpg" class=
    "CtreTexte" alt="coffret-alan-clarke.jpg" height="290" width="220"><br></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Wed, 26 Oct 2011 18:49:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">066150f576801cc402e667e5bba520e3</guid>
                <category>les années 1970-1979</category>        <comments>http://plan-c.over-blog.com/article-critique-scum-de-alan-clarke-1979-87318677-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Critique : Contagion de Steven Soderbergh]]></title>
        <link>http://plan-c.over-blog.com/article-critique-contagion-de-steven-soderbergh-87082219.html</link>        <description><![CDATA[<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: center;">
    <span style="color: #ffffff; font-size: 14pt; font-family: trebuchet ms,geneva;">Infectés</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    <a class="nopopup" onclick="return !window.open(this);" href="http://idata.over-blog.com/2/80/11/49/affiche-3/affiche-contagion.jpg"><img src=
    "http://img.over-blog.com/117x157/2/80/11/49/affiche-3/affiche-contagion.jpg" class="GcheTexte" alt="affiche-contagion.jpg" height="157" width="117"></a><img alt=
    "http://nicolasfurno.com/files/planc/30.png" src="http://nicolasfurno.com/files/planc/30.png">
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    <span style="color: #ffffff; font-size: 12pt; font-family: trebuchet ms,geneva;">L'épidémie se propage et l'Homme la subit tout autant qu'il se réorganise. Le programme de <em>Contagion</em> ne
    révolutionne rien mais promet une belle angoisse pour les hypocondriaques.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    <span style="color: #ffffff; font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif;">La première scène montre un processus déjà en cours. «&nbsp;Jours 2&nbsp;» précise le sous-titre. Beth
    (Gwyneth Paltrow), fiévreuse, traîne à la terrasse d'un aéroport avant de rentrer chez elle. Très vite, une pandémie contamine des millions de gens. Le montage cloue le spectateur sur son siège
    en faisant subir la panique au même titre que les personnages. Les dialogues de la scène suivante mordent constamment sur la séquence en cours. Une façon d'imposer le timing comme la pandémie
    dicte sa loi. Malgré un rythme un peu faiblard, <em>Contagion</em> parvient paradoxalement à donner une impression d'urgence constante. Rares sont les moments de souffle non contaminés. Il n'y a
    qu'à travers Matt Damon en père de famille que la vie reprend le dessus. Cet acteur est décidément l'un des plus talentueux de sa génération.Il incarne un monsieur tout le monde toujours
    crédible.<br></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    <a class="nopopup" onclick="return !window.open(this);" href="http://idata.over-blog.com/2/80/11/49/photos-films/image-blog-7/article-contagion.jpg"><img src=
    "http://img.over-blog.com/500x280/2/80/11/49/photos-films/image-blog-7/article-contagion.jpg" class="CtreTexte" alt="article-contagion.jpg" height="280" width="500"></a>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    <span style="color: #ffffff; font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Pour le reste, l'intrigue bien trop éclatée empêche une totale adhésion. Marion Cotillard a un rôle
    passionnant mais disparaît sous la masse. Laurence Fishburne et Kate Winslet s'en tirent mieux. Le problème vient surtout du personnage de Jude Law, blogueur d'investigation qui tente de prouver
    les mensonges sanitaires des puissants. C'est assez confus donc malhabile. Reste le traumatisme H1N1. <em>Contagion</em> soulève la question essentielle de la confiance des populations envers les
    autorités sanitaires. Le constat éloquent tend à démontrer par le biais d'images catastrophes que l'Homme se détruit surtout lui-même. Un peu comme dans <em>Titanic</em> où l'on voyait comment
    les classes sociales reprenaient le dessus une fois l'effet de panique passé, ici la pandémie met en exergue l’instinct vorace de l'humain. Il défie la confiance d'en haut en pillant et
    kidnappant. De leurs côtés, les puissants réorganisent leur stratégie de maîtrise du pouvoir. Les occidentaux sont soignés en priorité et la thématique Nord-Sud devient sous-jacente.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    <a class="nopopup" onclick="return !window.open(this);" href="http://idata.over-blog.com/2/80/11/49/photos-films/image-blog-7/article-contagion-2.jpg"><img src=
    "http://img.over-blog.com/500x313/2/80/11/49/photos-films/image-blog-7/article-contagion-2.jpg" class="CtreTexte" alt="article-contagion-2.jpg" height="313" width="500"></a>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    <span style="color: #ffffff; font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Ainsi, les hongkongais prennent mal les suspicions américaines du foyer pandémique chez eux. Le bras de fer
    entre pauvres et puissants opère le point de bascule pour le personnage de Laurence Fishburne. Devant la surabondance d'explications scientifiques, pas évident de démêler la bonne foi du calcul.
    Reste des scènes très belles, comme quand une chercheuse teste le vaccin sur elle. Un acte qui fait suite à un primate résistant au virus. On repense à <em>la Planète des Singes</em> sorti cet
    été. La filiation, ou plutôt le retour aux sources, opérée par ces deux films convoque ce qu'il y a de meilleur dans l'instinct. Le nôtre rend suspect le moindre toussotement dans la salle. Sans
    faire monter la fièvre, <em>Contagion</em> peut traumatiser suffisamment les hypocondriaques. Les résolutions n'ont rien de si rassurantes. Les cheminements de la vie sont fragiles. D'autant plus
    qu'ils sont illustrés artificiellement.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    <span style="color: #ffffff; font-size: 8pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><em>Contagion</em>, de Steven Soderbergh, avec Marion Cotillard, Matt Damon, Laurence Fishburne (U.S.A.,
    Emi., 1h46, 2011)</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    <span style="color: #ffffff; font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><strong>Sortie le 2 novembre</strong></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    <span style="color: #ffffff; font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif;">La bande-annonce de <em>Contagion</em>&nbsp;:</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    <span style="color: #ffffff; font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif;">&nbsp;</span>
  </p>
  <div>
    <iframe src="http://www.youtube.com/embed/vnbZGgp8CQQ" frameborder="0" height="315" width="560"></iframe>
  </div>
  <p>
    &nbsp;
  </p>]]></description>
        <pubDate>Sun, 23 Oct 2011 14:21:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">12d09d58bdd8e310c01f4e6d6c7fc548</guid>
                <category>sortie en 2011</category>        <comments>http://plan-c.over-blog.com/article-critique-contagion-de-steven-soderbergh-87082219-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Critique : Poulet aux prunes de Marjane Satrapi et Vincent Paronnaud]]></title>
        <link>http://plan-c.over-blog.com/article-critique-poulet-aux-prunes-de-marjane-satrapi-et-vincent-paronnaud-87024205.html</link>        <description><![CDATA[<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: center;">
    <span style="font-size: 14pt; font-family: trebuchet ms,geneva; color: #ffffff;">Recette avariée</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    <a class="nopopup" onclick="return !window.open(this);" href="http://idata.over-blog.com/2/80/11/49/affiche-3/affiche-poulet-aux-prunes.jpg"><img src=
    "http://img.over-blog.com/115x157/2/80/11/49/affiche-3/affiche-poulet-aux-prunes.jpg" class="GcheTexte" alt="affiche-poulet-aux-prunes.jpg" height="157" width="115"></a><img alt=
    "http://nicolasfurno.com/files/planc/10.png" src="http://nicolasfurno.com/files/planc/10.png">
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: trebuchet ms,geneva; color: #ffffff;">La déception est de mise devant l'échec de <em>Poulet aux prunes</em>, film en trompe-l’œil à l'esthétisme en toc.
    Aucune vie n'a le temps d'éclore.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #ffffff;">S'interroger sur la confusion entre décor et décorum devient vital à la vision de <span style=
    "font-style: normal;">nouveau film de Marjane Satrapi</span>. Les artefacts choyés du style de la franco-iranienne bavent goulûment sur les caractérisations de ses personnages. En adaptant sa
    bande-dessinée <em>Poulet aux prunes</em>, la réalisatrice de l'excellent <em>Persepolis</em> galvaude la beauté de l'artifice en le transformant en carcan esthétisant. L'Iran représentée du film
    est une recréation de studio. Les personnages parlent en français au même titre qu'un film américain traduit une histoire dans la langue de Shakespeare. Cela n'aurait rien de choquant si en cours
    de route Satrapi ne s'amusait pas à travestir tous les éléments de la reconstitution à l'écran. Le Téhéran des années 50 ressemble à la France vieillotte d'un Jeunet sans en agrémenter de ses
    épices propres. Les repères temporels sont brouillés. Les fonds verts et les éléments cartoons questionnent sur l'utilité du film live.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    <a class="nopopup" onclick="return !window.open(this);" href="http://idata.over-blog.com/2/80/11/49/photos-films/image-blog-7/article-poulet-aux-prunes.jpg"><img src=
    "http://img.over-blog.com/500x222/2/80/11/49/photos-films/image-blog-7/article-poulet-aux-prunes.jpg" class="CtreTexte" alt="article-poulet-aux-prunes.jpg" height="222" width="500"></a>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #ffffff;">Et c'est là que le décor se fait décorum. Les personnages ne sont astreints que par une étiquette
    lourdement mise en image. En clair, Jamel Debbouze abandonne son marché d'<em>Amélie Poulain</em> pour se cloîtrer dans un magasin de vendeur de poudre de perlimpinpin. Le lieu définit le
    personnage et pas l'inverse. Ainsi, aucune vie ne ressort de la performance de l'acteur. Debbouze sera le petit arnaqueur des bas-fonds de l'Iran. Le problème, c'est que cette même étiquette
    colle aux «&nbsp;héros&nbsp;» d'une aventure mortifère. Soit Nasser-Ali, violoniste virtuose qui décide de mourir car ayant eu son instrument détruit. <em>Poulet aux prunes</em>, par une
    juxtaposition de flashback et de flashforward, offre à découvrir la vie de cet homme mais aussi celle de ses enfants plus tard. Encore que le terme de «&nbsp;vie&nbsp;» ne sied guère. Une
    vignette de l'évolution des enfants donne un caractère déterministe à la moindre décision du père. Ainsi, le suicide de Nasser-Ali créera un fils à ses antipodes, vaguement marqué par le souvenir
    d'un paternel assez idéalisé pour appeler son môme pareil.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    <a class="nopopup" onclick="return !window.open(this);" href="http://idata.over-blog.com/2/80/11/49/photos-films/image-blog-7/article-poulet-aux-prunes-2.jpg"><img src=
    "http://img.over-blog.com/500x218/2/80/11/49/photos-films/image-blog-7/article-poulet-aux-prunes-2.jpg" class="CtreTexte" alt="article-poulet-aux-prunes-2.jpg" height="218" width="500"></a>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #ffffff;">Le décorum peut aussi définir la bienséance de la société. A cet égard, <em>Poulet aux prunes</em> peut
    faire illusion un temps en se disant que l'esprit rebelle qu'insuffle Satrapi a pour but de montrer un peuple perse moins traditionaliste que la caricature médiatique. Sauf que cet esprit rebelle
    n'a rien de vrai. Vouloir se laisser mourir ne fait qu'attirer un démon de la mort, Azraël, dont la figure traditionaliste entre parfaitement dans la bienséance. C'est ce trompe-l’œil qui agace.
    Le film peut jouer la carte du conte perse, mais le marchand de carpette nous le vend comme un tapis volant. Du coup, la guimauve visuelle empèse le récit d'une couche de vernis. Tout y est kitch
    jusqu'à l'excès. Les effets comiques superfétatoires ne sont là que pour distancier les affects de Satrapi pour son pré-carré chéri&nbsp;: la BD. Le temps de quelques envolées proches de Michel
    Ocelot, le film trouve un peu de souffle. Celui de la vie dans lequel Nasser-Ali trouve la force.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    <a class="nopopup" onclick="return !window.open(this);" href="http://idata.over-blog.com/2/80/11/49/photos-films/image-blog-7/article-poulet-aux-prunes-3.jpg"><img src=
    "http://img.over-blog.com/500x212/2/80/11/49/photos-films/image-blog-7/article-poulet-aux-prunes-3.jpg" class="CtreTexte" alt="article-poulet-aux-prunes-3.jpg" height="212" width="500"></a>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #ffffff;">Film sur la perte de ce sentiment, <em>Poulet aux prunes</em> se contente de chroniquer en patchwork
    quelques soubresauts. Il n'y a aucune vie qui se développe. Le récit s'empresse de passer d'un instant à un autre, sans que le montage ne donne une saveur bressonienne à l'anodin. Le présent
    n'existe pas, tout doit devenir extraordinaire donc décalé dans le temps. Le quotidien effraie, le banal aussi. Jusqu'à créer de la fumée de cigarette post-produite en métaphore de l'âme
    maternelle. Un beau miroir de l'état réel du film, sans âme, fétichisé par l’esthétique de foire à l'excès. La rencontre du cartoon et du filmage physique ne fonctionne pas. À l'heure où
    Hollywood expérimente la performance capture afin d'effacer la frontière entre le numérique et le réel, Satrapi et son acolyte Paronnaud font le pari inverse. Le méli-mélo doit bien distancier la
    part émotive de l'esthétique (les flocons de neige, les ombres portées et la musique langoureuse) de l'aspect farce du jeu physique. Les acteurs ont l'air absent, engoncés dans des personnages
    aussi déguisés que dans le jeu <em>Qui est-ce&nbsp;?</em> Alors lui porte une moustache, elle une coupe au carré et l'autre là-bas est tout de noir vêtu. Cet équilibre de la vacuité fait
    complètement passer à côté d'une histoire d'amour comprenant Nasser-Ali, sa femme et son âme sœur perdu. Il rate aussi le lien passionnant qui unit un musicien à son instrument. Le violon lui
    aussi se fond dans le décorum.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 8pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #ffffff;"><em>Poulet aux prunes</em>, de Marjane Satrapi et Vincent Paronnaud, avec Mathieu Amalric, Edouard Baer,
    Maria de Mereidos (Fra., Bel., All., 1h33, 2011)</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #ffffff;"><strong>Sortie le 26 octobre</strong></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #ffffff;">La bande-annonce de <em>Poulet aux prunes</em>&nbsp;:</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #ffffff;">&nbsp;</span>
  </p>
  <div>
    <iframe src="http://www.youtube.com/embed/RwRyHTjzh2c" frameborder="0" height="315" width="560"></iframe>
  </div>
  <p>
    &nbsp;
  </p>]]></description>
        <pubDate>Sat, 22 Oct 2011 16:09:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">a37a3f58a7bee674ac75e343ebea4d10</guid>
                <category>sortie en 2011</category>        <comments>http://plan-c.over-blog.com/article-critique-poulet-aux-prunes-de-marjane-satrapi-et-vincent-paronnaud-87024205-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Critique : Intouchables de Éric Toledano et Olivier Nakache]]></title>
        <link>http://plan-c.over-blog.com/article-critique-intouchables-de-eric-toledano-et-olivier-nakache-86955849.html</link>        <description><![CDATA[<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: center;">
    <span style="color: #ffffff; font-size: 14pt; font-family: trebuchet ms,geneva;">Un fauteuil pour deux</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: center;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    <a class="nopopup" onclick="return !window.open(this);" href="http://idata.over-blog.com/2/80/11/49/affiche-3/affiche-intouchables.jpg"><img src=
    "http://img.over-blog.com/115x157/2/80/11/49/affiche-3/affiche-intouchables.jpg" class="GcheTexte" alt="affiche-intouchables.jpg" height="157" width="115"></a><img alt=
    "http://nicolasfurno.com/files/planc/30.png" src="http://nicolasfurno.com/files/planc/30.png">
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    <span style="color: #ffffff; font-size: 12pt; font-family: trebuchet ms,geneva;">Les bonnes comédies françaises se font rares. <em>Intouchables</em> tient le pari sur un sujet pourtant
    casse-gueule&nbsp;: la rencontre entre un jeune de banlieue et un aristocrate paraplégique.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    <span style="color: #ffffff; font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Il y avait tout à craindre du projet <em>Intouchables</em>. Driss est un jeune homme de banlieue en
    réinsertion. Il se voit confié la tâche de devenir l'aide de vie de Philippe, paraplégique après un accident de parapente. Deux raisons à ces craintes&nbsp;: d'abord, c'est adapté de faits réels,
    ensuite parce que la rencontre de deux mondes est la porte ouverte à tous les clichés. C'était sans compter sur le sérieux du duo Toledano/ Nakache, honnêtes réalisateurs de comédies (<em>Nos
    jours heureux</em>, <em>Tous ensemble</em>). Le soucis du détail permet à la comédie de ne pas se déliter au premier coup de vent. Un peu comme le mental de Philippe, <em>Intouchables</em> est un
    roseau. Il plie sous le coup de ses faiblesses mais ne rompt jamais pour rester en vie.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    <a class="nopopup" onclick="return !window.open(this);" href="http://idata.over-blog.com/2/80/11/49/photos-films/image-blog-7/article-intouchables.jpg"><img src=
    "http://img.over-blog.com/500x330/2/80/11/49/photos-films/image-blog-7/article-intouchables.jpg" class="CtreTexte" alt="article-intouchables.jpg" height="330" width="500"></a>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    <span style="color: #ffffff; font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Si l'on excepte quelques passages trop écrits, la précision des dialogues offrent à Omar Sy son plus beau
    rôle sur grand écran. Il porte en lui le vrai visage de la banlieue&nbsp;: une souffrance souterraine façonnée par le quotidien. Comme pour sa mère qui rentre la nuit de journées de travail
    harassantes. S'expose en face un monde de feuille d'or et de musique raffinée, souvent cloîtrés dans ses préjugés coincés du cul. Il y a dans ce discret portrait d'une même France un constat
    lucide mais jamais juge. La classe moyenne n'existe pas vraiment. Seuls vivent les pauvres et les riches à l'image. Un choix assez en accord avec la société d'aujourd'hui où les écarts de
    richesses se creusent, où la ségrégation sociale grignote du terrain. Car si l'histoire vraie date de quinze ans, le film la réactualise en 2011. Sans jamais être un grand discours,
    <em>Intouchables</em> gagne en crédibilité.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    <span style="color: #ffffff; font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Et l'humour dans tout ça&nbsp;? Génial. Driss ne se prive pas de blaguer sur le handicap de son employé et
    ami. C'est ce qui plaît à ce dernier. «&nbsp;Il n'a aucune pitié&nbsp;» prévient un proche. «&nbsp;C'est ce qui me plaît&nbsp;» rétorque Philippe. Peu de bons sentiments nianians, juste une belle
    rencontre. Ainsi, Driss sème les flics en voiture pour redonner un peu de sensations extrêmes à l'homme en fauteuil. Quand le jeune homme se retrouve à l'opéra, c'est un grand moment de drôlerie.
    Pareil quand ils se font découvrir leurs univers musicaux. Là où le duo Omar Sy/ François Cluzet est formidable, c'est qu'il ne joue pas la carte du conflit. Les proches freinent l'élan mais
    c'est le shoot de bonne humeur qui l'emporte.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    <a class="nopopup" onclick="return !window.open(this);" href="http://idata.over-blog.com/2/80/11/49/photos-films/image-blog-7/article-intouchables-2.jpg"><img src=
    "http://img.over-blog.com/500x332/2/80/11/49/photos-films/image-blog-7/article-intouchables-2.jpg" class="CtreTexte" alt="article-intouchables-2.jpg" height="332" width="500"></a>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    <span style="color: #ffffff; font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Copains comme cochon, Philippe et Driss symbolisent ce que Ségolène Royal appelait un peu bêtement
    «&nbsp;fra-ter-ni-té&nbsp;». Un mot ridiculisé mais très fort dans les actes. Driss redonne l'envie de séduire à son ami. L'un et l'autre s'émancipent de leur handicap physique ou social avec une
    légèreté comme rarement on en voit. Les quelques éraflures de style ne gâchent pas vraiment cette comédie populaire qui ose tout dans l'humour sans tomber dans le mauvais goût. Si Omar Sy trouve
    là un rôle écrit sur mesure, il ne faut pas oublier de louer le jeu de Cluzet. Il aurait pu plomber le film avec une tête d'enterrement ou le rendre irritable en cabotinant. C'était sans compter
    sur l'ancien protégé de Chabrol, toujours aussi subtil, même privé de sa liberté de mouvement. Le regard et les non-dits deviennent plus forts que de la paraphrase. Et c'est peut-être là, la plus
    grande réussite d'<em>Intouchables</em>.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    <span style="color: #ffffff; font-size: 8pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><em>Intouchables</em>, d'Eric Toledano et Olivier Nakache, avec Omar Sy, François Cluzet, Anne le Ny (Fra.,
    1h52, 2011)</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    <span style="color: #ffffff; font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><strong>Sortie le 2 novembre</strong></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    <span style="color: #ffffff; font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif;">La bande-annonce d'<em>Intouchables</em>&nbsp;:</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    <span style="color: #ffffff; font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif;">&nbsp;</span>
  </p>
  <div>
    <iframe src="http://www.youtube.com/embed/cXu2MhWYUuE" frameborder="0" height="315" width="560"></iframe>
  </div>]]></description>
        <pubDate>Fri, 21 Oct 2011 11:57:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">97b14b25532d876b1dc11bcf2337ecfa</guid>
                <category>sortie en 2011</category>        <comments>http://plan-c.over-blog.com/article-critique-intouchables-de-eric-toledano-et-olivier-nakache-86955849-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Les marches du pouvoir de George Clooney]]></title>
        <link>http://plan-c.over-blog.com/article-les-marches-du-pouvoir-de-george-clooney-86828040.html</link>        <description><![CDATA[<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: center;">
    <span style="font-size: 14pt; font-family: trebuchet ms,geneva; color: #ffffff;">Être le premier dans son village</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    <a class="nopopup" onclick="return !window.open(this);" href="http://idata.over-blog.com/2/80/11/49/affiche-3/affiche-les-marches-du-pouvoir.jpg"><img src=
    "http://img.over-blog.com/117x157/2/80/11/49/affiche-3/affiche-les-marches-du-pouvoir.jpg" class="GcheTexte" alt="affiche-les-marches-du-pouvoir.jpg" width="117" height="157"></a><img alt=
    "http://nicolasfurno.com/files/planc/40.png" src="http://nicolasfurno.com/files/planc/40.png">
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: trebuchet ms,geneva; color: #ffffff;">Le quatrième film de Clooney réalisateur se penche sur les coulisses de primaires démocrates aux U.S.A. La fiction
    est tellement bien documentée qu'elle en dégoûte presque de la politique. Malin mais pas populiste.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #ffffff;">Le film commence avec un Ryan Gosling feignant un discours de meeting. Le ton sûr de ses propos dérive vite
    vers une absurdité légère. En réalité, il joue le conseiller de campagne du candidat démocrate Morris et teste le son du micro. Clooney met tout de suite en avant cette farce énorme qu'est la
    politique de spectacle. Peu importe les mots, il suffit presque d'y mettre l'envie. Cette scène d'ouverture illustre d'ores-et-déjà la solitude constante du jeune Stephen Meyers/ Ryan Gosling.
    L'imperturbable gamin de <a href="http://www.plan-c.fr/article-critique-drive-de-nicolas-winding-refn-83955151.html"><em>Drive</em></a> se libère de sa carapace. Il va en avoir besoin. Seul sur
    la scène, il se met au service des techniciens, de son candidat et du chef de campagne (Philip Seymour Hoffman). <em>Les marches du pouvoir</em> relate les conflits de personnalités au sein d'un
    même camp. La lutte ne se fait pas tant sur les idées que sur la stratégie.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    <a class="nopopup" onclick="return !window.open(this);" href="http://idata.over-blog.com/2/80/11/49/photos-films/image-blog-7/article-les-marches-du-pouvoir.jpg"><img src=
    "http://img.over-blog.com/500x332/2/80/11/49/photos-films/image-blog-7/article-les-marches-du-pouvoir.jpg" class="CtreTexte" alt="article-les-marches-du-pouvoir.jpg" width="500" height="332"></a>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #ffffff;">Le sujet apparaît un peu étonnant venant de la part de Clooney. Son envie de parler du pouvoir dans ses
    réalisations (<em>Good Night and Good Luck</em>) comme dans ses productions (<em>Syriana</em>) avait pour but de tacler l'administration Bush. Or là, l'ancien fervent supporter d'Obama a l'air
    écœuré. Et comme il n'est pas lâche, il se met en scène dans le rôle du candidat. Une sorte de faux-grand seigneur, captivé avant tout par la réussite. Sa douceur d'oisillon cache en réalité un
    vrai piranha. Or, le film ne le montre jamais frontalement- sauf une scène. Tout ou presque se fait par échanges téléphoniques et discutions à l'ombre des projecteurs. Comme dans cette scène où
    Gosling révèle à son mentor que l'adversaire a essayé de le récupérer pour sa campagne. Ils sont cachés derrière un grand drapeau américain. Leur échange est étouffé par le discours de Morris sur
    scène. Mais c'est bien entre eux que se joue l'avenir du scrutin, pas devant les électeurs.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    <a class="nopopup" onclick="return !window.open(this);" href="http://idata.over-blog.com/2/80/11/49/photos-films/image-blog-7/article-les-marches-du-pouvoir-2.jpg"><img src=
    "http://img.over-blog.com/500x332/2/80/11/49/photos-films/image-blog-7/article-les-marches-du-pouvoir-2.jpg" class="CtreTexte" alt="article-les-marches-du-pouvoir-2.jpg" width="500" height=
    "332"></a>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #ffffff;">Le travail de Clooney cinéaste n'a rien d'anecdotique. Il exploite magnifiquement les capacités de cadre.
    Rien n'est superflu, rien n'est abscons. Un travelling révèle les prompteurs et la famille en coulisse, un contre-champ ramène un personnage dominant au statut de dominé. Hoffman et Giamatti,
    parfois abusifs dans leur jeu, trouvent la gestuelle parfaite de politiciens malicieux. Ces deux comédiens se ressemblent d'une certaine manière. Ils n'insufflent aucune confiance avec leurs
    mines patibulaires. Le film utilise aussi la figure féminine d'Evan Rachel Wood en montrant le petit personnel mis à mal. Indice évocateur de l'ambiance malsaine&nbsp;: le titre original <em>The
    ilde of March</em>. Il vient d'un oracle shakespearien qui prévient Jules César qu'il sera assassiné. La violence, au moins morale, de la quête du pouvoir a aussi à voir avec ce genre de
    trahisons tragiques.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 8pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #ffffff;"><em>Les marches du pouvoir</em>, de George Clooney, avec lui-même, Ryan Gosling, Philip Seymour Hoffman
    (U.S.A., 1h35, 2011)</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #ffffff;"><strong>Sortie le 26 octobre</strong></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #ffffff;">La bande-annonce de <em>Les Marches du pouvoir</em>&nbsp;:</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #ffffff;">&nbsp;</span>
  </p>
  <div>
    <iframe src="http://www.youtube.com/embed/BZ4eggzBqUQ" width="560" frameborder="0" height="315"></iframe>
  </div>
  <p>
    &nbsp;
  </p>]]></description>
        <pubDate>Wed, 19 Oct 2011 12:20:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">ce9d18a8d614d2b4d254795f0e5c8308</guid>
                <category>sortie en 2011</category>        <comments>http://plan-c.over-blog.com/article-les-marches-du-pouvoir-de-george-clooney-86828040-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
  
 </channel>

</rss>
