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12 août 2011 5 12 /08 /août /2011 18:56

Transmission

 

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Le meilleur blockbuster de l'été parle de transmission père/fils dans une franchise mainte fois malmenée. L'effacement des Hommes aux profits des singes en performance capture donne corps au grand retour de primates pas primaires.

 

Au-delà d'une démarche commerciale qui sentait le roussi, le retour sur grand écran de la saga La planète des singes était l'occasion de faire oublier le très moyen film de Tim Burton. Alors, on ne tentera pas de resituer cet épisode par rapport aux autres tant c'est un merdier sans nom. Sachez juste qu'il n'y a pas vraiment de rapport avec le livre ni avec le premier film de 1968. Les mauvaises langues au jugement un peu trop hâtif (oui toi qui me lis entres autres) rangèrent vite, à la simple vue d'une bande-annonce, ce film dans la lignée des reboots manqués. Et comme pour le Minuit à Paris de Woody Allen, le résultat cloue le bec des septiques. En effet, le film de Rupert Wyatt s'impose assez facilement comme le meilleur blockbuster de l'été.

 

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En voulant mettre en valeur les primates, le film en paie pourtant les frais. Les rôles des humains se voient trop souvent cantonnés à de simples rouages. David Oyelowo et Tom Felton (Drago Malfoy dans la saga Harry Potter) paient les pots cassés. En revanche, les reproches faits à James Franco de fadeur apparaissent assez injustes. Sous prétexte qu'il n'est pas dans la performance à la 127 heures, il n'apporterait rien. Or, il parvient à outrepasser un rôle peu crédible -un scientifique renommé- pour être un fils et un père attachant. Le film développe ce lien de paternité comme un fil rouge. Il y a le jeune César, chimpanzé surdoué élevé par Will/James Franco et Charles, le père de ce dernier, atteint d’Alzheimer. César, par ses capacités sur-développées, aide ce grand-père adoptif. Au quotidien puisqu'il le protège et scientifiquement puisque c'est le même virus qui coule dans leurs veines.

 

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La source de la prise de pouvoir des singes vient donc de tests de laboratoire. Thème principal de la franchise, le rat de laboratoire subit toute forme de sévices jusqu'à l'insurrection. Ici, ce sont les singes qui profitent de leur intelligence pour renverser l'ordre établi. Le film ne couvre pas la destruction de l'espèce humaine, juste les prémices d'une révolte. Et si La planète des singes : les origines se révèle être une réussite, c'est avant tout par la place qu'occupe les primates. La fameuse performance capture de chez WETA entre en jeu. Andy Serkis, déjà bluffant en Gollum dans le Seigneur des anneaux et en King Kong dans le film éponyme, donne corps à César. La technologie ne devient pas un faux argument, elle est l'essence même du film. Qu'ils soient chimpanzés, orang-outan ou gorille, tous cachent des acteurs de talent. Il ne s'agit pas juste de mimer les déplacements des bêtes.

 

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C'est dans l'immobilité que l'humanité de ces êtres se ressent le plus. Leur regard laisse parler une évolution toute darwinienne fulgurante. Conséquence évidente : le spectateur est naturellement du côté du singe, là où il le craignait dans les autres films de la franchise. La relation père/fils de César avec James Franco devient le point nodal d'un drame familial poignant. L'idée même de transmission offre un sujet fort à ce qui est le blockbuster le plus malin de l'été. La réalisation simple mais lisible de Wyatt permet d'en profiter pleinement. D'abord craint par sa démarche vénale, le relancement de la franchise est finalement la meilleure chose qui pouvait arriver au travail de Franklin J. Schaffner. Une histoire de transmission, encore une fois.

 

La planète des singes : les origines, de Rupert Wyatt, avec James Franco, Andy Serkis, Freida Pinto (U.S.A., 2h00, 2011)

 

La bande-annonce de La planète des singes : les origines :

 

 

 

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Published by alexandre mathis - dans sortie en 2011
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commentaires

Raphaël 04/11/2011 14:16



Bonne critique pour un très bon film. Les rapports entre le premier film de 68 et celui-ci sont quand même assez évidents, plein de clins d'oeil sont là pour rappeler au spectateur le film
fondateur de Schaffner. Je trouve d'ailleurs, même si en soi le film se suffit en terme qualitatif, qu'il est encore meilleur comme commentaire / prolongement de la saga existante. Je l'attends
de pied ferme en blu-ray !


 



Tranches de Ciné 23/09/2011 14:32



C'est vrai que ça part très facilement dans tous les sens si on cherche à lier l'ancienne saga, le film de Burton puis celui de Wyatt (et encore plus si on cherche à faire ce lien avec le roman
de Pierre Boulle aussi). Je pense qu'il vaut mieux prendre chaque partie indépendamment du reste. D'un côté la saga, de l'autre le Burton, etc...
Et oui, tu peux me faire confiance concernant le contenu de chacun des films touchant à la Planète des Singes, je les ai tous revus très récemment. Si ça t'intéresse, je t'invite à lire mes
critiques sur mon propre blog.
Bonne continuation.



Tranches de Ciné 21/09/2011 11:41



Très bonne critique. J'ai moi-même beaucoup aimé ce film, que je vois d'ailleurs comme un remake du film La Conquête de la Planète des Singes (de Jack Lee Thompson, 1972), sans pour
autant aller jusquau bout ce que nous racontait l'avant-dernier volet de la saga de l'époque. Nénamoins, reboot n'implique pas forcément mêmes éléments d'histoire et le film de Wyatt le prouve,
comme tu le dis dans ta critique. Bref, j'ai trouvé ce film moderne, ce qui ne fait pas de mal à un univers tombé en désuétude après le film de Burton.



alexandre mathis 23/09/2011 10:05



j'ai évité de les comparer en époque, selon les précédentes versions. Je trouve que ça part dans tous les sens. Et je ne sais plus si j'ai vu la version de Jack Lee Thompson, je ne crois pas.
Mais je te fais confiance.



Passioncine.org 04/09/2011 19:53



Je trouve la prestation de Tom Felton quand même meilleure que celle de Freida Pinto, insignifiante au possible!


 


Mais on obtient au finla un excellent blockbuster!



alexandre mathis 05/09/2011 12:22



Moi je trouve qu'il refait son rôle dans Harry Potter en plus cabotin. Il est agacant. Alors que Pinto est juste fade.



Lacrize 20/08/2011 02:35


Trop bon le film enfin ya un peu de logique car pour les mec qui ont 30 pige tt ça avant on savait pas vraiment c t quoi le délire des singes le pk il sont la et la c bien fait c pas troP complexe
c un bon moment de détente qui vous tien en haleine du début a la fin Ps : rappeller vous c un film fantastique et non un thriller donc regarder le dans cette état d'esprit regarder les prouesse
technique visuel avc une histoire ppr Bref kifant lool tellement c bon j'en vien mettre un com sur forum chose rare


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